jeudi 26 février 2015

Deux raisons de ne pas mettre Scrameustache dans la main de vos petits

  • 1) Apparemment Le Scrameustache est un acronyme:

    • S ujet
    • C réé par
    • R adiations
    • A rtificielles et
    • M anipulations
    • E xtra-
    • U térines
    • S ans
    • T oucher
    • A ux
    • C hromosomes
    • H éréditaires
    • E ndogènes.


    En d'autres mots le nom signale une vantardise d'un professeur Najboul (ou de l'auteur pour son compte) d'avoir créé un être vivant et intelligent. En d'autres mots le scénario contient une hérésie envers le Dieu créateur et en plus envers l'âme spirituelle comme don unique de Dieu aux êtres doués d'intelligence.

    Source:

    Wikipédie francophone : Le Scrameustache
    [consultée le 26-II-2015]
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Scrameustache


  • 2) En plus, il y a le volume 5, apparu en 1976 (l'an que meurt mon grand-père maternel), appelé Le Fantôme du Cosmos.

    Selon cette histoire, que j'ai lu hier, ou selon ses présupposés métaphysiques, l'âme qui part d'un défunt est un "corps astral" et peut être attardé dans ce monde avant de partir définitivement dans l'au-delà, même après la mort du corps. En plus, il y aurait des technologies qui aident à effectuer ceci, et de le faire par rapport à "un fétiche". En plus, l'homme qui en mourant décide de se faire retenir lié au fétiche est un extra-terrestre. En plus, après que "le corps astral" ou "l'objet astral" ait quitté le corps pour rejoindre le fétiche, une machinerie du nef spatial détruit le corps, en le dissolvant en néant, "pour des raison hygiéniques" - référence à la crémation, pratique condamnée par l'église (en plus on voit ici pour des lecteurs adultes une raison pourquoi les voyages spatiales ne marcheraient pas, à supposer que notre cosmos était comme on a pensé communément depuis les années 1930. Un voyage qui durerait plusieurs générations - à supposer que ça puisse s'arranger logistiquement - a en plus à faire face à ses cadavres en milieu assez restreint).

    La destruction du corps du défunt est scandaleuse, et la vision de l'au-delà individuel au moins erroné et probablement hérétique.

    À côté de ces deux raisons majeures, Le Dilemme de Khéna, volume 10, paraît presque anodin en peignant le Moyen Âge comme une époque barbare ou Autriche comme un pouvoir fortement rustre et avide du pouvoir. Ce n'est pas anodin en soi, mais juste à côté de ces deux choses majeures.


Malheureusement, la série n'est pas mal écrite du point de vue esthétique. On peut trouver les aventures jolies. On peut être affectueux envers le physique du Scrameustache, un peu comme un loutre ou un castor (sans les queues très distinctives entre les deux). On peut trouver "trop cool" quand les adversaires sont, juste pour quelque temps, transformés en statues de sel (référence à l'œuvre punitive de Dieu envers la femme de Lot et donc encore une fois que la "technologie extraterrestre" empiétine sur les prérogatives de la Toute-Puissance de Dieu). Mais on ne se trouve pas meilleur pour ça, pas dans l'essentiel. Dans les moindres aspects, tel l'humanité ou la convivance, oui, on le peut - autrement les histoires ne seraient pas bien écrites.

Je mettrais plutôt de la mythologie payenne dans les mains de mes fils, en expliquant que leur vue des divinités ou "dieux" était faussée. Et si je mettais ceci entre les mains d'un autre, j'expliquerais qu'il s'agit d'un nouveau paganisme. Mais j'essayerais d'épargner les enfants.

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
St. Nestor évêque de
Pamphylie et martyr
26-II-2015

En plus, les valeurs numérique en ASCII code, comptant les minuscules (comme 32 de plus que les majuscules) font 1332. Divisez par deux et vous aurez une surprise, à moins que vous sachiez déjà de quoi je parle.

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