Affichage des articles dont le libellé est Asterix. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Asterix. Afficher tous les articles

lundi 1 février 2016

Peut-on continuer de faire Astérix, Iznogoud, Lucky Luke, Spirou?

Pour répondre à UN mal-entendu, Spirou n'est PAS Franquin. Les classiques, ça comprend quand même mon premier Spirou, Le Faiseur d'Or par Jean-Claude Fournier. Franquin a surveillé comment Fournier a utilisé Marsupilami, mais pour le reste, Fournier était libre.

Par contre, Seccotine a, comme Marsupilami, été créée par ce Franquin. Spirou, comme nous le connaissons est impensable sans lui. Une raison de faire rester les BD chez les premiers auteurs à l'exclusion de tous les autres? Non, car Franquin n'est PAS le premier auteur de Spirou. Il en est un bon, un incontournable, et cet incontournable est précisément quelqu'un qui a pris la suite d'un autre.

En 1938, l'éditeur Jean Dupuis, après avoir édité plusieurs publications dont L’Ami du foyer, Le Roman et le fameux Moustique (qui s'est appelé Télémoustique pendant plusieurs dizaines d'années), crée Le Journal de Spirou1. Il engage le dessinateur Robert Velter, dit « Rob-Vel », pour animer le personnage titre du journal. Rob-Vel reprend un protagoniste qu'il a déjà utilisé épisodiquement pour des affiches de publicité, un jeune groom aux cheveux roux, et le met en scène dans ce rôle au Moustic Hotel (référence au journal Moustique, également publié par Dupuis). Rob-Vel est aidé dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin, qui écrit les scénarios de la bande dessinée, et par le peintre Luc Lafnet, qui l'assiste sur diverses séries. ... La Seconde Guerre mondiale déclarée, Rob-Vel est mobilisé : la série est alors poursuivie par Blanche Dumoulin, aidée par le dessinateur Van Straelen. Rob-Vel est fait prisonnier par les Allemands en 1940 ; Spirou est alors repris par Joseph Gillain, dit « Jijé », l'un des principaux dessinateurs du journal. Libéré en 1941, Rob-Vel reprend sa série. En 1943, le Journal de Spirou est interdit de publication par les Allemands. Rob-Vel vend alors les droits du personnage Spirou aux éditions Dupuis. C'est à Jijé qu'est de nouveau confié le dessin de Spirou, tandis que le journal paraît clandestinement en Belgique occupée. Le rachat de Spirou par Dupuis fait de cette série une exception dans le paysage de la bande dessinée franco-belge, où les séries tendent généralement à appartenir à leurs auteurs d'origine.


Donc, pour répondre à un souci exprimé en L'OBS, ce n'est pas forcément inférieur quand un autre artiste reprend après un originateur ou un continuateur.

Asterix chez les Pictes est mieux que certains d'Uderzo après le départ de Goscinny. Si Le Grand Fossé est bon, Astérix chez Rahàzade l'est moins. Je n'ai pas encore lu Le Papyrus de César, mais il pourra être l'égal de La Rose et le Glaive. Jean-Yves Ferri, espéré-je, n'osera pas égaler le bathos de Le ciel lui tombe sur la tête. Astérix et la Rentrée gauloise était un coup de génie - s'il y a encore de l'inédit, il y aura des lecteurs friands. Il me semble que c'est à Saint Jaques ou La Corogne, ou Lugo, après le pélérinage, que je viens de le lire.

L'article dans L'OBS était intitulé comme un plaidoyer pour laisser mourir les héros de BD.

Très naïvement. Faire une numéro ultime dans lequel on assiste à la Messe Funèbre ou autre service de pompes funèbres d'un héro ne peut pas en soi arrêter les nouveaux parutions. D'abord, la mort pourrait se trouver dénouée comme une rêve, une mauvaise identification du cadavre enseveli, à besoin un jumeaux qui meurt à la place du héro connu, pour certains univers de BD il pourrait y avoir des résuscitations miraculeux (comme dans le monde réel), si par example St Jean Bosco passait à côté du tombeau de Lucky Luke, celui-ci ne serait pas obligé de rester là. Ensuite, posons que la mort réussit à arrêter les nouveaux exploits d'un héro, on peut insérer des préquelles. Ou des "midquels"*. Ou des "interquels"*.

Un héro de BD ne risque pas de mourir vraiment avant que d'être oublié. Quand Johan et Pirlouit un jour seront une littérature toute aussi abstruse que Ceno Trimalchionis ... ils pourraient être rédécouverts par un Fellini**. Si l'alphabet latin sera oublié, le français avec, trouver une BD de Peyo, ou encore de Hal Foster (technologie médiévale, juste pour le cas que la technologie moderne sera devenue incompréhensible - ou encore technologie ancienne, Asterix), pourra vraiment servir de pierre de Rosette.

Mais le monde risque de finir bien avant l'oublie de la BD franco-belge. Il y a des Zorglub qui pourraient annoncer déjà Apocalypse 13:18.***

Mais, plus sérieusement, l'article ne plaidait pas tellement pour des scènes de mort (le peu que j'en viens de lire) que pour une équation "auteur vivant = héro vivant" ou surtout "auteur décédé = héro intouchable".

Dans un certain sens, oui, Franquin et Fournier sont plus nobles, et même plus ce que nous aimons, que Spirou. Tout ce qui est en Spirou vient d'eux et de leurs prédécesseurs et de leurs continuateurs. Mais tout ce qui est en eux n'a pas trouvé le chemin aux albums de Spirou.

Vrai. Mais d'une partie, ça c'est compter sans l'imagination : elle aggrandit Spirou de quelques traits sur le papier à ce qu'ont voulu présenter Rob-Vel, Jijé, Fournier et Franquin. Et c'est compter sans l'imagination de ces hommes sélectes aussi, ils n'ont pas voulu faire eux-mêmes les héros intellos des lecteurs, ils ont préféré de leur présenter des héro d'aventures. Et c'est encore compter sans l'insouciance des enfants. Deux auteurs décrivent quelqu'un et ses situations d'une manière assez pareille, on risque de ne pas comprendre que ce sont des auteurs différents. Je n'ai pas débusqué que Fournier était autre que Franquin. Avec L'Abbaye truquée, Itoh Kata fait un contraste suffisemment brusque (pour ainsi dire) d'avec les personnages de Franquin, que j'ai su que l'auteur était autre. Je le lis aussi quand je suis plus grand.

Mais il y a de quoi se dire que l'article avait un point sur la fadeur de certains épigones. Sans vouloir dire que Les Troubadours de Roc à Pic soit fade, il y a un changement dans le monde moral:

Les Troubadours de Roc-à-Pic et le film Méchant Malade
http://gmb1lou.blogspot.com/2012/03/les-troubadours-de-roc-pic-et-le-film.html


Et cet autre univers moral donne un peu la sensation d'un sel qui a perdu son saveur. Par contre, si dans Les Troubadours de Roc-à-Pic la faute pourrait être considéré comme venant du changement de dessinateur, dans Méchant Malade c'est Nicholson lui-même qui lutte pour une autre cause que dans ses débuts comme Randle P. McMurphy en Vol au-dessus d'un nid de coucou.

La faute, si des continuateurs de nos jours donne une impression de fadeur, est à une atmosphère ambiante de fadeur morale. On est moins branché sur aventure et noblesse de nos jours qu'il y a 50 ans. Et moins branchés sur la liberté. Les bistrots ont baissé en France depuis 600.000 à 35.000 ou quelque chose comme ça. La loi antifumeurs, les avertissements contre l’alcool, les gens qui font tellement de communication au bureau (mais en soi ce n'est pas une perte de liberté) qu'en libres heures ils préfères Starbucks au bistrot.

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
St Ignace d'Antioche,
évêque et martyr
1.II.2016

* Pour citer La wikipédie : Préquelle
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9quelle


D'autres choix de positions d'une œuvre ont reçu des noms spécifiques en anglais, sans que des traductions françaises se soient répandues :

  • un midquel se déroule au « milieu » d'une autre œuvre : son action se situe entre le début et la fin d'une œuvre qui a été écrite avant. Il s'agit souvent de développer une intrigue qui semblait secondaire dans l'œuvre précédente, ou simplement de développer le point de vue d'un autre personnage. On peut citer l'exemple du roman Les Enfants de Húrin, si on le situe par rapport au Silmarillion, qui a été publié avant (même si les exemples de Tolkien ne sont pas le fait de la volonté de l'auteur, mais des héritiers qui ont progressivement publié ses travaux). On peut également rajouter l'exemple du jeu vidéo Halo 3: ODST qui est sorti après Halo 2 mais dont l'histoire se déroule en même temps.

  • un interquel se déroule entre deux œuvres publiées précédemment. L'univers étendu de Star Wars fournit un nombre important d'exemples : par exemple, Les Ombres de l'Empire est un interquel par rapport à L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi. Le Pouvoir de la Force se situe entre La Revanche des Sith et Un nouvel espoir ; c'est-à-dire que l'univers est devenu assez complexe pour faire un interquel entre plusieurs épisodes.


Peut-on proposer "dedansquelle" pour "midquel", comme Cheval et son Écuyer pour l'Armoire magique, et "entrequelle" (qu'il me semble que j'ai lu qq part) pour "interquel"?

** Dont le peplum Satyricon a été vu par Goscinny et Uderzo, pour revenir à la BD. *** Le Code ASCII pourrait être très utile pour les identifier. C'est un code qui rend l'octette 01000001 (ayant la valeur numérique de 65) l'équivalent numérique d'un A majuscule, et 01100001 (97) d'un a minuscule.

mercredi 20 novembre 2013

Sera-t-il traduit an Braid Scots et en Gaélique d'Écosse? Et trahit on les auteurs morts en reprenant leur personnages?


Il y a eu cette amusante habitude de traduire certains albums non seulement dans les langues nationales, mais même en langues régionales. Les lauriers de César est par exemple traduit dans le dialecte Moselfränkisch (Franconien de Moselle, de la région originaire de Clovis), seule langue germanique de ma connaissance où pour se remercier on dit "Märzi!"

Si ce sera le cas pour le nouvel album, j'aimerais bien le lire en Braid Scots - une langue germanique assez proche de l'Anglais, à différence du Gaélique, langue celtique.

Oui, je suis assez avide de lire chez les Pictes. Entretemps je vois un article de Francis Bergeron. Samedi 16-XI-2013, PRÉSENT.

Mais la parution de cet Astérix est aussi l'occasion d'ouvrir (ou de rouvrir) un éternel débat : faut-il accepter que les héros de papier échappent à leurs créateurs et soient perennisés par d'autres?


Bergeron évoque le cas d'Hergé qui avait interdit que son héro soit repris par d'autres (interdit pas toujours respecté, notemment quand à Dupond et Dupont par René Goscinny, « Jules César est arrivé en Belgique. — Je dirais même plus : Cules Jésar est arrivé en Gelbique »). Et il évoque les cas des héros continués. Si Tolkien - deçu ou horrifié de ce qu'avait voulu faire un adapteur en cinéma - avait opté pour une solution comme pour Hergé, son ami C. S. Lewis avait au contraire conçu sa Narniade comme un heptatyque et laissé des questions encore ouvertes mais encore aussi, à ses fans, encouragé de remplir les pièces qui manquent en écrivant à leur tour des histoires. Son héritier litéraire, Douglas Gresham (fils de la femme de l'auteur, mais depuis un autre mariage) vient de faire sortir The Giant Surprice par un fan qui peut-être n'avait pas compté sur cette honneur. Il s'agit des géants et de touille-marais. Il y a des milliers d'histoires sur le web, dont une où Lucy célèbre le premier Noël après la bataille de Beruna en Narnia, une autre où Edmund se trouve sur un bal et parle avec une fille (j'ai été tenté de faire venir cette fille aux obsèques des sept amis de Narnia : l'histoire était jolie mais avait peut-être pas compté sur le fait que dans La Dernière Battaille Edmund sera mort célibataire) et surtout toutes les histoires de la survivante, Susan Pevensie. Je viens d'augmenter leur nombre, comme on sait ...

Susan Pevensie a été trahie par un certain Neil Gaiman qui vient d'écrire The Problem of Susan. Douglas Gresham pourrait considérer que moi aussi je trahis la Narniade en faisant mourir les sept et les parents Pevensie (Susan devient orphéline aussi) rosaire dans les mains et scapulaire autour des cous ou dans les mains avant d'entrer (selon les livres) ces neuf personnes dans le pays d''Aslan (le ciel). Il est à différence de son père Pentécôtiste ou quelque forme d'Évangéliste. Et ces gens là ont des préjugés contre le Catholicisme y compris pré-tridentin (c'était moins le cas avec CSL). Mais le fait même d'écrire des histoires qui continuent la Narniade ne peuvent pas être une trahison, selon son auteur.

Mais d'un autre côté, et celui un côté certes apprécié par CSL, les héros sont de toute façon repris, pas toujours trahis. Les meilleurs histoires du roi d'Arthus étaient sans doute pas celles seules de Nennius. Cas un peu mal à propos, puisqu'il était assez certainement historique. Bien, quid de Hector? Certains trouvent qu'Homère aurait introduit Hector dans l'Iliade un peu comme l'image du brave et loyal soldat, un peu comme "le poilu", défendeur de sa ville, tel qu'il était typiquement, à part les individus connus. A-t-on fait tort (si cette théorie est vrai, ce qui est loin d'être sûr) à Homère? Et si Virgil n'avait pas pu reprendre Énée d'Homère? Bon, Énée ayant fort probablement historique, comme pour Arthus (roi ou duc, quel que soit le cas) il n'était pas vraiment un héro de papier.

Et Spirou et Fantasio ont même été améliorés par certains changéments d'auteurs et de dessinateurs.

Mais si Asterix aurait été trahi, je me demande si c'était pas plutôt par les scénaristes co-Uderzo post-Goscinny. Les deux parvenus d'espace dans un album, Le ciel lui tombe sur la tête, c'était un peu anti-américain plutôt que pro-français, excuses, pro-gaulois. J'espère que "chez les Pictes" fait mieux. Sans vouloir pourtant dénigrer tous les albums après Goscinny, j'ai bien aimé Le Grand Fossé.

Francis Bergeron fait une petite bévue à propos l'originalité de Goscinny et son type d'humour. Qu'il soit le premier en France, soit. J'en doute, je ne sais pas. Dans le monde, non, catégoriquement.

C. S. Lewis dans la Narniade (surtout le premier livre,* mais aussi le troisième**) et J. R. R. Tolkien*** dans Le Hobbit et les parties hobbitesques du Seigneur des Anneaux cultivent un humour "dans les mots, les anachronismes, dans les références culturelles" qui n'envie rien à Goscinny. Et ainsi dans l'étalage d'une forte érudition, il avait bien pu observer ça chez Tolkien (notons par exemple Farmer Giles of Ham, où il prend son érudition à la légère mais la montre quand même et assez beaucoup) - c'est d'ailleurs un "Asterix" patriotique et anachronique d'Oxfordshire avant (me semble-t-il) celui d'Armorique. Si on se prend aux calembours et aux situations issus d'un conflit avec l'administration, il avait ça (ou il aurait pu avoir ça) de Gilbert Keith Chesterton. Item la passion pour une petite bande de résistants contre la grande conquête ... voir The Flying Inn. Mais aussi quand il explique l'histoire (du Paganisme et de l'Évangile°, du Moyen Âge°° ou de l'Angleterre°°°), Chesterton est très astérixien dans le fait de comparer aux exemples parfaitement contemporains. Et Goscinny avait été à Nouveau York avant d'aller en France. Pompon et Modeste (est-ce Goscinny? n'est-ce pas Franquin? les deux?) même rappelle un roman de Chesterton.*°

Et P. G. Woodhouse et Lewis Carroll ont aussi cultive cet humour. Avant Astérix. Sans oublier Mark Twain et Oscar Wilde.**°°

Mais je dois à Goscinny de m'y avoir introduit quand j'étais très petit (1971 ou 72?), comme je dois à l'Écosse (1978) de m'avoir appris un peu mieux que les États (1977) l'anglais. Donc, j'aimerais lire Astérix chez les Pictes - en français et en Braid Scots. Non, je ne ferais pas cette traduction là, je ne le maîtrise pas.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Edme
20-XI-2013

* Le premier livre à apparaître, deuxième en ordre de lecture selon l'ordre chronologique du déroulement, Le Lion, la sorcière et l'armoire magique, laisse Madame Castor coudre sur une machine à coudre. Je viens de découvrir que "oh, I am such a bad faun" est une référence au faune dans la biographie des Sts Paul Premier Hermite et Antoine le Grand. Ce ne sont pas les érudits donc qui manqueront ces références culturelles - on peut voir Achéens et Assyriens (probablement, sinon Hittites) réfléchis dans les Telmarins et Calormènes.

** Le troisième à apparaître, cinquième en ordre de lecture, L'Odyssée du Passeur d'Aurore, fait beaucoup de vannes à la modernité branchée, plus avantgardiste que juste bobo.

*** Rappelons la faiblesse d'un Sam Gamgee (dont le nom est déjà une référence culturelle, renforcée par le nom de jeune fille de celle qui sera à la fin du roman sa femme) pour la patate ou celle de Gandalf et de tous les hobbits pour le tabac (Tolkien refusait d'y reconnaître forcément un anachronisme: les plantes auraient pu être présents dans le Vieux Monde [Terre de Milieu = Eurasie avec Afrique] avant d'y disparaître pour être réintroduits à partir du Nouveau Monde).

° Everlasting Man.

°° Ses biographies sur St François d'Assise et St Thomas d'Aquin, les chapîtres du Moyen Âge dans son Histoire abrégée d'Angleterre, et un peu partout.

°°° A Short History of England (1917)

Manalive

**°° Mark Twain surtout dans Un Yankee de Connecticut, Oscar Wilde dans Le Fantôme de Canterville. Les deux autres un peu partout. Dans P. G. Woodhouse ça prend plutôt l'air branché.

jeudi 24 octobre 2013

Note à propos le nouvel Astérix

Je ne l'ai pas encore lu, mais il y a eu des extraits dans metronews ce matin. Il semble que l'Écosse était plus riche en poisson qu'en sangliers, selon une annonce que j'avais vu autre part.

Comme musicologue je souris un peu à propos les trois Bardes Pictes qui semblent chanter du rock'n'roll pas le moindre à propos les gestes, le volume (désigné par le gras et les grand lettres) et un texte qui rappelle "Rock around the Clock".

Il s'agit de "rocs autuuur du loch". Avec "autur" au lieu d'"autour" comme référence au dialecte de Liverpool.

Le problème du point de vu réaliste et historique - qui n'est pas du tout le point approprié pour Astérix, entre-temps je m'en suis rendu compte - est que ce style est impossible avec les instruments qui étaient accessibles à l'époque.

Même avec les instruments dépictés (une tambourine et une cornemuse n'existaient pas à l'époque), avec comme instrument principale la harpe, on arrive plutôt à quelque chose de mélodique et de moins rock.

Ce qui nous enseigne biensûr qu'Astérix n'est pas réaliste, l'exaggeration et l'anachronisme (avec références contemporaines) est plutôt de rigueur.

N'empêche, je lirais avec plaisir le jour où ça sort dans les bibliothèques.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Raphaël Archange
24-X-2013

mardi 2 avril 2013

mercredi 19 janvier 2011

Astérix et les Normands ... relu

Je l'ai eu lu en tant qu'enfant. Parmi les autres Astérix.

En tant que Normand (Suédois/Scanien, historiquement donc Danois) je l'ai relu hier.

Je ne vais pas analyser un chef d'oeuvre comme ça. Il est aussi trop connu déjà partout dans le monde pour avoir besoin d'une quelquonque présentation de ma part.

Deux petites remarques:
  • adorer Wotan et Donar/Odin et Thorr n'est pas certifié pour toute la Scandinavie pour cette époque là. Après la conquête des Gaules par César. C'est quand le petit royaume autour d'Upsale en Suède se voit rouler dans la farine par un homme appelé Odin (Wotan, donc) avec deux de ses proches Thorr et Frey (Donar, Fricco): selon Snorri Sturluson ils s'appelaient Æsir précisement parce que de provenance Asiatique. Et ils faisaient une carrière - sous Odin qui était leur chef - à peu près comme ÇA*.
  • Il est bel et bien vrai que l'aristocracie celte renvoyait ses fils les uns chez les autres pour une année ou quelques années d'apprentissage: mais ça se faisait pendant l'adolescence et c'était une procédure normale sans aucune prétention d'être une cure miracle pour les jeunes amollis. Je soupçonne fortement que l'intrigue centrale se voit inspiré par quelque coûtume beaucoup plus récente des juifs**, vue la nationalité de Goscinny. Ou encore peut-être New-Yorkaise**: il y a un certain allure des romans de Woodhouse, P G dans tout ça.


Hans-Georg Lundahl
G. Tillion/Trocadéro/Paris
19/I/2011

* http://www.asterix.com/edition/albums/le-devin.html
** L'un n'exclut pas forcément l'autre.