Je ne l'ai pas encore lu, mais il y a eu des extraits dans metronews ce matin. Il semble que l'Écosse était plus riche en poisson qu'en sangliers, selon une annonce que j'avais vu autre part.
Comme musicologue je souris un peu à propos les trois Bardes Pictes qui semblent chanter du rock'n'roll pas le moindre à propos les gestes, le volume (désigné par le gras et les grand lettres) et un texte qui rappelle "Rock around the Clock".
Il s'agit de "rocs autuuur du loch". Avec "autur" au lieu d'"autour" comme référence au dialecte de Liverpool.
Le problème du point de vu réaliste et historique - qui n'est pas du tout le point approprié pour Astérix, entre-temps je m'en suis rendu compte - est que ce style est impossible avec les instruments qui étaient accessibles à l'époque.
Même avec les instruments dépictés (une tambourine et une cornemuse n'existaient pas à l'époque), avec comme instrument principale la harpe, on arrive plutôt à quelque chose de mélodique et de moins rock.
Ce qui nous enseigne biensûr qu'Astérix n'est pas réaliste, l'exaggeration et l'anachronisme (avec références contemporaines) est plutôt de rigueur.
N'empêche, je lirais avec plaisir le jour où ça sort dans les bibliothèques.
Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Raphaël Archange
24-X-2013
jeudi 24 octobre 2013
mardi 22 octobre 2013
Laser Ninja - les déceptions
Un peu deçu du personnage du père qui traverse une "crise existentielle" (pas mon truc) et néglige sa femme et sa fille (pas mon truc non plus de faire ça).
Un peu deçu aussi qu'on abuse le concept de pénitence et de vie d'hérmite pour peindre une crise existentielle comme ça en des couleurs plus drastiques. Ça aurait pu être mon truc si j'avais été un homme moins charnel et douillonnet./HGL
Un peu deçu aussi qu'on abuse le concept de pénitence et de vie d'hérmite pour peindre une crise existentielle comme ça en des couleurs plus drastiques. Ça aurait pu être mon truc si j'avais été un homme moins charnel et douillonnet./HGL
mercredi 28 août 2013
Il n'a plutôt pas dit: "puisse le ciel agréer au moins l'humble obéissance du soldat!"
Voici d'où vient cette citation suspecte:
Bande Dessinée sur Cathelineau
à lire avec circonspection et méfiance!
http://fr.calameo.com/read/000041833153b35c1149a
Il importe ce qu'on attribue aux saints!
Si je voudrais faire dire à St Maximilien Kolbe (que celui qui le canonisa fut pape ou non, je ne doute pas de sa sainteté) que les Juifs pourraient bien sauver leurs âmes en restant Juifs, il me causerait peut-être quelques soucis à propos l'entrée au ciel. Il est assurément en ce que Saint Paul appelle le nuage des témoins, qui regardent nos vies. Il ne me pardonnerait pas une telle bêtise. Donc je ne lui ne ferai pas dire ça.
Bon, il y a une bande dessinée à propos Cathelineau. On l'appelle aussi le Saint d'Anjou. Coline Dupuy et Régis Parenteau-Denoël ont co-écrit une bande dessinée sur Cathelineau, et sur la première page dessinée je vois un texte par Coline mis dans la bouche d'un Cathelineau dessiné par Régis.
"puisse le ciel agréer au moins l'humble obéissance du soldat!"
La phrase est-elle historique? Sait-on bien que Cathelineau avait du bon espoir pour ceux qui attaquaient la Vendée et refusaient de se soumettre à l'Église? Dans quelle biographie (non genre bande dessinée romancée mais genre biographie historique) l'a-t-on lu?
Car je crains fortement ou je suis plutôt sûr que la phrase est parfaitement ahistorique comme elle est hétérodoxe. Un malfaiteur qui obéit aux ordres d'un régime de malfaiteurs n'est pas pardonné parce qu'il a considéré avoir fait son devoir à un régime de malfaiteurs. Comme l'étaient ceux qui attaquaient la Vendée.
Mais un prêtre genre Vatican II a bien pu imaginer telle chose. Et telle fut peut-être aussi la théologie morale des Templiers quand à leurs rites d'initiation où un nouveau chevalier par obéissance désacrait la croix. Cette obéissance ne plaît pas à Dieu. Il faut obéir plutôt à Dieu qu'aux hommes. Et massacrer la Vendée n'est pas dans la loi divine.*
Je ne connaissais pas le fait que le 14 juillet était la date du décès de Jacques Cathelineau. Et je ne sais pas s'il faudrait porter plutôt noir comme pour les morts ou rouge comme pour les martyrs ... excusez, il n'ets pas mort en battaille et même la mort en battaille même pour un saint ne constitue pas un martyre.
Voici une info sur les chefs de Vendée beaucoup moins suspecte:
Chefs Vendéens et Bretons durant la Révolution
http://www.infobretagne.com/vendeen-breton.htm
Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Augustin d'Hippone
28-VIII-2013
*J'ai eu le chagrin de trouver un exemplaire de Kant placé stratégiquement dans la bibliothèque. Gilbert Keith Chesterton ou Hilaire Belloc disait ce qu'il fallait sur les Prussiens quand il notait que ces pauvres âmes païennes n'avaient qu'à peine le temps de devenir Catholiques comme ordonnés par l'Ordre Teutonique avant de recevoir le contreordre par l'Ordre Teutonique sécularisé (il y a eu aussi partie de l'ordre demeuré fidèle à la foi, mais pas en Prusse) de devenir Protestants - "ce qui explique pas mal leur conduite de la suite". Et Kant était, comme on sait, de Königsberg. Et Eichmann était, comme on sait aussi, admirateur de Kant. (Kant, Immanuel Kritik der reinen Vernunft. 1827 - se trouve sur jusque les dernières éditions de l'Index des Livres Prohibés. Pour cause. Je m'étonne de ne pas y voir Kritik der praktischen Vernunft à côté, mais l'édition de 1827 peut-être comprenait les deux autres critiques aussi?)
Bande Dessinée sur Cathelineau
à lire avec circonspection et méfiance!
http://fr.calameo.com/read/000041833153b35c1149a
Il importe ce qu'on attribue aux saints!
Si je voudrais faire dire à St Maximilien Kolbe (que celui qui le canonisa fut pape ou non, je ne doute pas de sa sainteté) que les Juifs pourraient bien sauver leurs âmes en restant Juifs, il me causerait peut-être quelques soucis à propos l'entrée au ciel. Il est assurément en ce que Saint Paul appelle le nuage des témoins, qui regardent nos vies. Il ne me pardonnerait pas une telle bêtise. Donc je ne lui ne ferai pas dire ça.
Bon, il y a une bande dessinée à propos Cathelineau. On l'appelle aussi le Saint d'Anjou. Coline Dupuy et Régis Parenteau-Denoël ont co-écrit une bande dessinée sur Cathelineau, et sur la première page dessinée je vois un texte par Coline mis dans la bouche d'un Cathelineau dessiné par Régis.
"puisse le ciel agréer au moins l'humble obéissance du soldat!"
La phrase est-elle historique? Sait-on bien que Cathelineau avait du bon espoir pour ceux qui attaquaient la Vendée et refusaient de se soumettre à l'Église? Dans quelle biographie (non genre bande dessinée romancée mais genre biographie historique) l'a-t-on lu?
Car je crains fortement ou je suis plutôt sûr que la phrase est parfaitement ahistorique comme elle est hétérodoxe. Un malfaiteur qui obéit aux ordres d'un régime de malfaiteurs n'est pas pardonné parce qu'il a considéré avoir fait son devoir à un régime de malfaiteurs. Comme l'étaient ceux qui attaquaient la Vendée.
Mais un prêtre genre Vatican II a bien pu imaginer telle chose. Et telle fut peut-être aussi la théologie morale des Templiers quand à leurs rites d'initiation où un nouveau chevalier par obéissance désacrait la croix. Cette obéissance ne plaît pas à Dieu. Il faut obéir plutôt à Dieu qu'aux hommes. Et massacrer la Vendée n'est pas dans la loi divine.*
Je ne connaissais pas le fait que le 14 juillet était la date du décès de Jacques Cathelineau. Et je ne sais pas s'il faudrait porter plutôt noir comme pour les morts ou rouge comme pour les martyrs ... excusez, il n'ets pas mort en battaille et même la mort en battaille même pour un saint ne constitue pas un martyre.
Voici une info sur les chefs de Vendée beaucoup moins suspecte:
Chefs Vendéens et Bretons durant la Révolution
http://www.infobretagne.com/vendeen-breton.htm
Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Augustin d'Hippone
28-VIII-2013
*J'ai eu le chagrin de trouver un exemplaire de Kant placé stratégiquement dans la bibliothèque. Gilbert Keith Chesterton ou Hilaire Belloc disait ce qu'il fallait sur les Prussiens quand il notait que ces pauvres âmes païennes n'avaient qu'à peine le temps de devenir Catholiques comme ordonnés par l'Ordre Teutonique avant de recevoir le contreordre par l'Ordre Teutonique sécularisé (il y a eu aussi partie de l'ordre demeuré fidèle à la foi, mais pas en Prusse) de devenir Protestants - "ce qui explique pas mal leur conduite de la suite". Et Kant était, comme on sait, de Königsberg. Et Eichmann était, comme on sait aussi, admirateur de Kant. (Kant, Immanuel Kritik der reinen Vernunft. 1827 - se trouve sur jusque les dernières éditions de l'Index des Livres Prohibés. Pour cause. Je m'étonne de ne pas y voir Kritik der praktischen Vernunft à côté, mais l'édition de 1827 peut-être comprenait les deux autres critiques aussi?)
mercredi 26 juin 2013
samedi 15 juin 2013
Moulinsart à secours!
Demain des Tsigans devront quitter une commune d'Yvelines où ils ont eu des soucis avec des paysans qui veulent les persuader de quitter des lieux avec de la lisière.
Je ne connais pas l'arrière-fonds de cette histoire, je ne connais pas les griefs de ces paysans, s'ils sont bien ou mal fondés.
Par contre, un aristocrate ou autre possesseur de château qui voudrait pour quelque temps les accueillir, comme capitaine Haddock à Moulinsart (vous savez les Bijoux de la Castafiore) leur serait peut-être très utile.
Hans-Georg Lundahl
Mouffetard / Paris
Sts Guy, Modeste et Crescence
15-VI-2013
Je ne connais pas l'arrière-fonds de cette histoire, je ne connais pas les griefs de ces paysans, s'ils sont bien ou mal fondés.
Par contre, un aristocrate ou autre possesseur de château qui voudrait pour quelque temps les accueillir, comme capitaine Haddock à Moulinsart (vous savez les Bijoux de la Castafiore) leur serait peut-être très utile.
Hans-Georg Lundahl
Mouffetard / Paris
Sts Guy, Modeste et Crescence
15-VI-2013
mercredi 5 juin 2013
Le faiseur d'or (Spirou et Fantasio)
Mon premier Spirou et Fantasio était heureusement aussi le premier de Jean-Claude Fournier aussi. Le Faiseur d'or.
Je viens de le relire ce soir.
Prenons le fait que le Comte de Champignac s'appelle Pacôme - après St Pacôme le premier cénobite, disciple de St Antoine. Origines bretonnes obligent.
Le Moyen Âge est évoqué, à travers Nicolas Flamel et avec le Castel Maudit. Non sans le petit gnome, quoiqu'il est une illusion fait par une technologie ... qui n'existait pas au Moyen Âge.
Après avoir entre temps lu les aventures où Zorglub est méchant, le Moyen Âge et le Christianisme est aussi évoqué par sa conversion au bien.
Mais il y a aussi le tout contraire de ceci, un certain Maire de Champignac.
Savourons l'éclat de rire à sa dépense quand il doit renoncer à tenir le discours en personne et le fait par un enrégistrement, que Zorglub et Pacôme ont truqué (je ne recommende pas ce genre de falsification des mots d'un autre auteur, biensûr):
Ce genre de personnage, inimical au Moyen Âge, se retrouve aussi dans Lycksalighetens ö - L'île de la Félicité - par Per Daniel Amadeus Atterbom: dans la quatrième aventure, qui traite du retour du roi (bien avant que Tolkien se met à ce thème), le seul à parler en prose plutôt que dans le vers usuel de ce drame est un bureaucrate.
Malheureusement, aujourd'hui, le maire de Champignac et ce personnage antipathique de L'île de la Félicité, ne sont pas que des fictions: quoiqu'ils le soient en eux-mêmes, ils se retrouvent très applicables à certains personnages d'avantage connus dans les actu. Au moins autant que le prétendu nombre "i" se trouve applicable à des réalités dans l'électricité.
Mais juste là, il est d'une grande providence que c'est aujourd'hui que je relis ce premier Sprirou, et que je le lis en français.
Bonne lecture ou relecture, vous souhaite:
Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Boniface et
St Sanche de Cordoue
5-VI-2013
Je viens de le relire ce soir.
Prenons le fait que le Comte de Champignac s'appelle Pacôme - après St Pacôme le premier cénobite, disciple de St Antoine. Origines bretonnes obligent.
Le Moyen Âge est évoqué, à travers Nicolas Flamel et avec le Castel Maudit. Non sans le petit gnome, quoiqu'il est une illusion fait par une technologie ... qui n'existait pas au Moyen Âge.
Après avoir entre temps lu les aventures où Zorglub est méchant, le Moyen Âge et le Christianisme est aussi évoqué par sa conversion au bien.
Mais il y a aussi le tout contraire de ceci, un certain Maire de Champignac.
Savourons l'éclat de rire à sa dépense quand il doit renoncer à tenir le discours en personne et le fait par un enrégistrement, que Zorglub et Pacôme ont truqué (je ne recommende pas ce genre de falsification des mots d'un autre auteur, biensûr):
" ... tels une fière cohorte poil à l'aorte, arborant médailles et trophées, immoler sur l'autel du modernisme les archaïsmes ..."
Ce genre de personnage, inimical au Moyen Âge, se retrouve aussi dans Lycksalighetens ö - L'île de la Félicité - par Per Daniel Amadeus Atterbom: dans la quatrième aventure, qui traite du retour du roi (bien avant que Tolkien se met à ce thème), le seul à parler en prose plutôt que dans le vers usuel de ce drame est un bureaucrate.
Malheureusement, aujourd'hui, le maire de Champignac et ce personnage antipathique de L'île de la Félicité, ne sont pas que des fictions: quoiqu'ils le soient en eux-mêmes, ils se retrouvent très applicables à certains personnages d'avantage connus dans les actu. Au moins autant que le prétendu nombre "i" se trouve applicable à des réalités dans l'électricité.
Mais juste là, il est d'une grande providence que c'est aujourd'hui que je relis ce premier Sprirou, et que je le lis en français.
Bonne lecture ou relecture, vous souhaite:
Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Boniface et
St Sanche de Cordoue
5-VI-2013
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vendredi 10 mai 2013
Les Enfants de Capitaine Grant, Jules Verne, Alexis Nesme
Je n'ai pas lu ce livre comme enfant. J'avais demandé, je n'ai pas eu. Je remercie mon grandpère, posthumement, de m'avoir permi de le lire pour la première fois comme adulte. D'ailleurs, je n'ai que lu le tôme 1.
Il y a des réflexions qui se présentent.
Karl May était un peu le Jules Verne allemand (il était aussi francophile et déplorait les abus de leur victoire de 1870). Mais il était plus ou moins tout le temps en train de réécrire ce roman, dans à peu près tous les siens! Que les tours vont en Espagne et Mexique (avec hélas un côté prorévolutionnaire, pour Juarez, contre les Carlistes, que voulez-vous, il était Protestant), ou en Turquie, Wild West et Sibérie, ses héros sont toujours en train de chercher un membre de famille disparu et parfois réputé mort. Mot clef: "je ne crois pas au mort de qui-que-ce-soit, avant de voire son cadavre".
Autre, Alexis Nesme a réussi l'adaptation très bien. Le concept avec des animaux aurait pu être douteux, il l'a réussi.
Autre encore, Tolkien semble l'avoir lu, voire l'ascente de la Cordillère et comparer Caradhras. Les trois textes dans le Secret de la Licorne impliquent que Georges Remi l'avait lu aussi.
Autre encore, Jules Vernes vivait dans l'époque coloniale, mais ses voyages sont assez souvent en dehors les colonies de France. Façon discrète de se distancer sinon du colonialisme en global au moins de certains aspects?
Encore une autre. L'histoire peut être lu en partie comme une allégorie du récherche du savoir. Une bouteille se trouve fortuitement dans l'estomac d'un requin-marteau. Il y a trois variantes du texte, en trois langues, mais chacune partiellement effacée (ne soupçonnons pas de la Ringparabel du Lessing, ça serait théologiquement triste, car la vérité reste accessible en entier, ou à des très petits détails près, dans une même tradition, la catholique!), il faut les ajouter l'une variante à l'autre, enfin il y a au moins un malentendu qui ne sera pas éclairé qu'une fois une expédition futile faite dans un sens qui n'est pas le bon, néanmoins cet échec n'est pas sans bons fruits, car on y verra le savant Paganel (qui lui aussi avait pris la mauvaise direction, il s'était trompé sur le train à prendre). Tel était à peu près l'idéologie du savoir à l'époque. Une idéologie qui excluait la vérité fixe donnée et bien comprise en avance (Ringparabel et Lessing semblent se présenter, hélas, mais Karl May était aussi pire comme théologien que comme romancier).
Finalement, va-t-on bien regagner capitaine Grant bientôt en Australie ou Ulimaroa? On verra./HGL
Il y a des réflexions qui se présentent.
Karl May était un peu le Jules Verne allemand (il était aussi francophile et déplorait les abus de leur victoire de 1870). Mais il était plus ou moins tout le temps en train de réécrire ce roman, dans à peu près tous les siens! Que les tours vont en Espagne et Mexique (avec hélas un côté prorévolutionnaire, pour Juarez, contre les Carlistes, que voulez-vous, il était Protestant), ou en Turquie, Wild West et Sibérie, ses héros sont toujours en train de chercher un membre de famille disparu et parfois réputé mort. Mot clef: "je ne crois pas au mort de qui-que-ce-soit, avant de voire son cadavre".
Autre, Alexis Nesme a réussi l'adaptation très bien. Le concept avec des animaux aurait pu être douteux, il l'a réussi.
Autre encore, Tolkien semble l'avoir lu, voire l'ascente de la Cordillère et comparer Caradhras. Les trois textes dans le Secret de la Licorne impliquent que Georges Remi l'avait lu aussi.
Autre encore, Jules Vernes vivait dans l'époque coloniale, mais ses voyages sont assez souvent en dehors les colonies de France. Façon discrète de se distancer sinon du colonialisme en global au moins de certains aspects?
Encore une autre. L'histoire peut être lu en partie comme une allégorie du récherche du savoir. Une bouteille se trouve fortuitement dans l'estomac d'un requin-marteau. Il y a trois variantes du texte, en trois langues, mais chacune partiellement effacée (ne soupçonnons pas de la Ringparabel du Lessing, ça serait théologiquement triste, car la vérité reste accessible en entier, ou à des très petits détails près, dans une même tradition, la catholique!), il faut les ajouter l'une variante à l'autre, enfin il y a au moins un malentendu qui ne sera pas éclairé qu'une fois une expédition futile faite dans un sens qui n'est pas le bon, néanmoins cet échec n'est pas sans bons fruits, car on y verra le savant Paganel (qui lui aussi avait pris la mauvaise direction, il s'était trompé sur le train à prendre). Tel était à peu près l'idéologie du savoir à l'époque. Une idéologie qui excluait la vérité fixe donnée et bien comprise en avance (Ringparabel et Lessing semblent se présenter, hélas, mais Karl May était aussi pire comme théologien que comme romancier).
Finalement, va-t-on bien regagner capitaine Grant bientôt en Australie ou Ulimaroa? On verra./HGL
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