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mercredi 5 juin 2013

Le faiseur d'or (Spirou et Fantasio)

Mon premier Spirou et Fantasio était heureusement aussi le premier de Jean-Claude Fournier aussi. Le Faiseur d'or.

Je viens de le relire ce soir.

Prenons le fait que le Comte de Champignac s'appelle Pacôme - après St Pacôme le premier cénobite, disciple de St Antoine. Origines bretonnes obligent.

Le Moyen Âge est évoqué, à travers Nicolas Flamel et avec le Castel Maudit. Non sans le petit gnome, quoiqu'il est une illusion fait par une technologie ... qui n'existait pas au Moyen Âge.

Après avoir entre temps lu les aventures où Zorglub est méchant, le Moyen Âge et le Christianisme est aussi évoqué par sa conversion au bien.

Mais il y a aussi le tout contraire de ceci, un certain Maire de Champignac.

Savourons l'éclat de rire à sa dépense quand il doit renoncer à tenir le discours en personne et le fait par un enrégistrement, que Zorglub et Pacôme ont truqué (je ne recommende pas ce genre de falsification des mots d'un autre auteur, biensûr):

" ... tels une fière cohorte poil à l'aorte, arborant médailles et trophées, immoler sur l'autel du modernisme les archaïsmes ..."


Ce genre de personnage, inimical au Moyen Âge, se retrouve aussi dans Lycksalighetens ö - L'île de la Félicité - par Per Daniel Amadeus Atterbom: dans la quatrième aventure, qui traite du retour du roi (bien avant que Tolkien se met à ce thème), le seul à parler en prose plutôt que dans le vers usuel de ce drame est un bureaucrate.

Malheureusement, aujourd'hui, le maire de Champignac et ce personnage antipathique de L'île de la Félicité, ne sont pas que des fictions: quoiqu'ils le soient en eux-mêmes, ils se retrouvent très applicables à certains personnages d'avantage connus dans les actu. Au moins autant que le prétendu nombre "i" se trouve applicable à des réalités dans l'électricité.

Mais juste là, il est d'une grande providence que c'est aujourd'hui que je relis ce premier Sprirou, et que je le lis en français.

Bonne lecture ou relecture, vous souhaite:

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Boniface et
St Sanche de Cordoue
5-VI-2013

samedi 4 avril 2009

C'est quoi cette histoire de choux de Bruxelles?

L'année avant, j'avait fais connaissance de Lou, 2ème ou 3ème album. Cette année ci c'est parti pour l'album 1ier.

Mais peut-être je suis un monstre, mais je ne détestais pas les choux de Bruxelles? Ou peut-être c'est que ma vieille Mamie était cuistot professionnelle d'une maison de 3ème age ayant pris sa retraite à l'occasion de devenir Mamie. Il y a des problèmes pour les vieux, mais si Mamie cuisiniait pareillement au travail qu'à maison, la bouffe n'en faisait point partie. Tel n'est évidemment pas le cas avec la Mamie de Lou.

Sa mère et fille - mère de celle-ci et fille de celle-là - a le goût romantique d'aimer à se retrouver en jeu de bateaux coulés avec son mec. Une fois les plus jeunes au lit.

Ah, vous voulez en savoir d'avantage? Mais lisez l'album!

lou, journal infime, par Julien Neel, Glénat

Hans Georg Lundahl
Aix en Provence, Méjanes
22 mars/4 avril 2009


PS: entretemps j'ai trouvé un autre blog BD, Petit précis de Grumeautique, dont je vous offre la réplique donné par tata Nath à Mr. Tumeprenpourunetruffe - régalez-vous!

PPS: l'autre année, que je lisais, c'était Lou qui avait de fièvre - cette année moi. D'où l'incomplétude de cette critique.

mardi 15 juillet 2008

"On a faim"

Un spectacle de rue, festival d'Avignon.
Marionettes. Musique. Une poubelle. Un tableau noir avec les mots "J'ai faim".

Un message totalement muet, basé sur les gestes d'un marionette; eventuellement entre deux marionettes. En faim (en fin, je veux dire) un tableau noir devant la poubelle: "On a faim".

Message reçu: les mendiants doivent être solidaires entre eux.

Critique du message: oui, s'il s'agit vraiment de deux gens dont la réalité totale se resume dans leur misère, c'est normale qu'ils se soutiennent mutuellement. Et il y a eu des situations comme ça dans mon parcours. D'une parti quand on m'a donné à manger, trop pour moi-même, j'ai partagé avec trois mendiants. D'autre coté, un d'entre eux avait partagé ses gains avec moi un dimanche: ce que m'a valu un café, une grande bière et une boîte de choûcroute. Mais, il y a eu d'autres situations, ou la solidarité avec un autre mendiant m'aurait tout simplement gâché mon repos, mon aise, que je soutiens normalement seul face aux bienfaiteurs. Aussi, c'est une recommendation sournoise aux mendiants de se tenir principalement entre eux, de ne pas espérer la compagnie des "gens de bien" ou des gens "normaux". Concrètement de s'adresser aux associations plutôt que de quémander dans la rue. Si le bon marionnettiste s'en rendait compte, je ne le sais pas.

Autre message: les mendiants sont si misérables qu'ils vivent dans les poubelles. C'est tout simplement faux. Il y en a qui les fouillent, je n'en ai pas vus qui y dorment.

Hans G. Lundahl
2/15 Juillet 2008
Avignon

samedi 17 mai 2008

Fridolf, Kronblom, Åsa-Nisse, 91:an Karlsson (BD suédoises)

Lilla Fridolf: père, papy, mais surtout mari d'une femme imposante, Selma. Taquiné parce que c'est elle qui décide.

Kronblom:* mari, beau-fils. Taquiné et harcelé par femme (Malin, e femenin ne s'écrit pas en suédois) et belle-mère parce qu'il est paresseux. Arrive souvent à le demeurer. Parfois même à taquiner sa belle-mère - ouffe, c'est chaud, ça!

Åsa-Nisse: chasseur et pêcheur, souvent hors saison légale. Inventeur, pas toujours réussi. Ami de Klabbarparen (demandez à un suédois ou une suédoise de le prononcer!), sur la fuite du policier départemental, à la piste des ruses du commerçant. Sa femme est Eulalia.

91:an Karlsson: jeune recrute. S'ennuit sur poste, préfère prendre congé sans permission. Aime pourtant les consignes en cuisine, quand il y a Elvira et les autres meufs. Pas quand il s'agit seulement d'éplucher les patates. Il est un peu niais; son rivale par contre est rusé, mais touche pas le coeur d'Elvira.

Peut-être quelque chose pour un traducteur en français?

*Kronblom porte de vêtements en bleu et jaune, les couleurs de notre drapeau.

Lloyd Chudley Alexander, 1 an, mémoire éternelle

Obituaire sur The Road Goes Ever On And On, mis à jour il y a une minute.

samedi 19 avril 2008

Love Hina (essentiellement une critique du Keitaro, très personnellement vécu)

Cette merveilleuse série de BDs japonaises pour jeunes filles - de Shôjo Manga, alors - me fait beaucoup de plaisir.

Je ne sais vraiment pas ou commencer mes louanges, mais si le moi n'est pas toujours haïssible, je commence avec mon homologue en Japon: Keitaro. Le geek archétypique. Le maladroit avec les filles et toute autre chose qui le concerne. Le gaffeur né.

C. S. Lewis distingue fantasy comme genre litéraire de "fantasizing" comme phénomène psychologique. Les livres qui mettent les geeks à rêver du succès, il en considère la lecture nombriliste. Et il les qualifie comme ayant lieu surtout dans les endroits ou des situations réalistes. Un geek ne rêve pas sérieusement de tuer des dragons lui-même, mais il peut rêver sérieusement de faire un come-back spectaculaire. J'en suis pas immunisé. Et je confesse que les péripéties de Keitaro me font rêver. Les livres où le geek devient sportif ... ben, ça ne m'a jamais très chanté. Je ne sais que trop bien, que m'entrainer, ça n'est pas vraiment mon truc - sauf la marche, la balade.

Mais Keitaro ne devient pas sportif. Il réussit ses études. Et ça ne m'a jamais posé de problèmes d'ordre de capacité mentale. Mes études ont été une dissipation entre autres - et beaucoup de mes autres dissipations ont été des études informelles, le sont en effet toujours.

Le presque miraculeux se tient du fait que ce supergaffeur réussit à faire une vie, d'abord une familiarité puis un amour et un mariage avec la belle Naru.

En attendant la fin heureuse, il y a 14 volumes (format manga, biensur) de comédie, rangeant du mignon, à travers la stupide querelle jusqu'aux gaffes qui concernent la pudeur. Car ce Keitaro est le dirigeant d'une pension pour filles, puisque sa grand-mère en est la propriétaire. Avec la pudeur et l'honneur japonaises et un gaffeur qui ne peut pas s'empêcher d'en enfreindre les bornes par pure maladresse et en gardant des intentions totalement honorables, il n'en manque pas des richissimes occasions. Pourtant, Love Hina ne devient jamais sexuellement explicite. C'est un schôjo manga, pas un hentaï!

A vrai dire, Keitaro a de la chance: en gérant une pension pour filles, il n'a pas à affronter les garçons genre macho. S'il avait à le faire, il serait possiblement harcelé, et par là les filles le fuiraient. (Je "dis vagues" sur le personnelle:) Je plains les garçons geeks qui se trouvent parmi dix à quinze garçons, dont la plupart plus sportifs qu'eux-mêmes dans la classe. Y compris moi-même entre la puberté et le debut de la première - mais celle-ci et la terminale étaient presque bonnes. La filière de lettres était peu fréquenté et je pouvais briller - jusqu'à irriter le prof - en latin et les autres sujets ou on était entre nous. En philo, par contre, on était avec la filière Sciences et je faisais faible figure à l'orale devant la classe. En logique, par contre, j'étais le seule de donner un papier "20/20" - le "19/20" était très fâché, vu qu'il était laïque dans les styles où Da Vinci Code a depuis pris la relève avec les Dawkins et les d'Onfray: il ne pouvait pas croire qu'un catho "outré" ou "fanatique" était son supérieur en logique, censée être notre faible à nous les "puces de benitier". Mais - et ça fait rêver - Keitaro n'avait pas à s'occuper des mecs.

Il est devenu archéologue. Ça me fait presque rêver. Juste presque. Les céramiques en morceaux cassés, d'abord il y en a d'uniforme, ensuite j'aimerais voire l'artisanat dans le contemporain et pas cassé, et finalement, les cadavres et les squélettes, à par les réliques de saints touchées précisement par piété, il est impie de les toucher par pure curiosité, n'en fût-ce question d'une curiosité scientifique. Mais, dans toutes les fouilles, Keitaro - au moins pour ce que j'ai vu, je na'i pas lu la collection complète - ne trouve que des céramiques et des trésors. Et un pays dont le nom fait équivoque avec l'université qu'il a nommé dans une promesse, celle d'entrer ensemble à Todai avec ... il pense que c'était Naru.

Quand il prefère celle-ci, il a raison. Elle est intelligente, mais pas rusée ou cynique. Kitsune est un brin rusée ou cynique: Naru, non. Sans être naïve, elle demeure innocente. Elle peut se fâcher, mais ne devient pas violente. Contraste: Motoko qui veut trancher la tête de Keitaro avec une épée Kendo après un insulte involontaire. Et a différence de Kitsune, elle ne fume pas. Biensur il s'efforce - et réussit finalement - de ne pas trop blesser les pré-ados qui craquent pour lui avec une dévotion naïve. Il y a la myope maladroite, qui est trop gaffeuse pour completter ce gaffeur-né, qu'il est.

Déso pour m'avoir trop concentré sur Keitaro, mais il est trop un autre moi pour que j'en parle pas.

Hans Lundahl
6/19 avril 2008
Aix en Provence

vendredi 18 avril 2008

Belle nouvelle de Méjanes

A présent les heures sont renouvelables en fonction du manque d'affluance. Les quarts d'heures seront peut-être une mémoire?

Mis-à-jour:

a) Pas tout-à-fait: avec des "vous avez déjà dépassé votre quota du jour" après identification, la nécessité (en se bornant de façon de ne pas empêcher d'autres, biensur) demeure;

b) Le directeur avait évoqué des toilettes dégradés. J'en viens de voir une. Il m'est arrivé déjà une fois il y a presqu'une décade que quelqu'un dégradait une toilette pour qu'ensuite on me m'attribue la faute - avec des conséquenses néfastes pour ma situation. Plus récemment il m'est arrivé à la Côte d'Azur de passer un village et voir une poubelle renversé - que je n'avais pas renversé, puisqu'elle l'était déjà à mon arrivé, mais que des habitants du village ont pu croire mon malfait. Il y a quelques semaines, j'ai fait la manche et vue quelqu'un fouillir une poubelle à travers la rue - sans prendre rien, il a laissé un sac en plastic ou deux derrière soi. Sens moral: quand on dégrade, soyez pas sûr de qui serait le coupable. Ça peut être un astuce pour mettre quelqu'un en mauvaise lumière.

dimanche 6 avril 2008

peu 2 t1 ...

les blogues par lesquelles je me connecte habituellement pour contourner les limites de cardeur (non, ça veut dire d'ot chose avec cette ortho) sont pas accessibles ... rien que pour me fR chiE?*

franchement, il y a un blog qui va encore, les écoliers sont capables de fR lR revues de livre ou BD sans C limties de t1 - mE là chui po connec

On peut ajouter (maintenant que j'ai le temps) que, si chacun a fait un dessin pour son livre, ceux qui ont le même ont fait une revue en commun - on dirait: en les bons communistes qu'on veut les faire devenir ...

Normalement - mais ça, c'est un "préjugé bourgeois", évidemment - un lecteur fait son revue ou pas, mais on fait pas des revues en commun. Même si quatre lecteurs ont lu et aimé le même livre, ils ne l'ont pas forcement tous aimé pour les mêmes raisons!

Maternelle, primaire ... une pédagogie qui tue la réaction et par là liberté individuelle en faveur des réactions en commun, tribalistes?

En cherchant le wiki pour cardeur, j'ai trouvé autre chose - paradoxe de l'emmenthal - qui avec sa solution est une partie importante de la logique (est-ce qu'on l'enseigne dans ces écoles?).

*depuis, le surlendemain, ça réfonctionne

éponyme du blog

je viens de lire lou!3

t'imagines comme une ado de 11*, avec parents genre baba cool? t'es séparé de ta copine black, tu trouve une copine goth, t'es malheureuse pasque la black te fait la gueule (L oci a une autre copine) ... ta mère v1 d publier 1 livre, tu te perds au cimitière des autobus ... 2 semaines en fièvre, tu crois que ton chat te parle (nan, C po la schizo, juste fièvre ... ) & T copines te retrouvent toutes ...

b1, gm b1 lou

(déso** pour le fr sms, mE G peu 2 t1, la méjanes me donne internet par 1/4 d'heures)

Julien Neel, Glénat/Tchô! la collec, dépot légal 2006
lou!3 le cimitière des autobus
*ou 12
**1 peu déso; po tro - Gpo1te! juste considération pour les mal lisants qui ne comprennent po ça