jeudi 13 décembre 2012
Ling-Ling - T2 - Les Lanternes Roses
Si vous êtes genre vouloir découvrir vous-même "le coupable" et "le déroulement du crime" en lisant un roman policier, vous ne devez pas lire cet essai avant d'avoir lu la bande dessinée. Donc, je commencerai mes réflections sur un autre aspect de l'œuvre, avant de venir sur l'aspect de l'action qui se déroule, pour que vous eussiez le temps de ne pas voir la bonne solution avant de l'avoir trouvée vous-même. Mes réflections sur deux des trois aspects sera de nature morale.
L'entrainement de Ling-Ling ès Arts Martiaux:
La fille qui fait la héroïne du roman graphique a été entrainée depuis un âge assez bas, cinq - sept ans, environs, de par exemple toujours être aux aguets ou de calibrer très finement avec des réactions vites et à propos l'aproche de chacun de plusieurs attaques "simultanées". Les méthodes sont un peu brutales pour elle. Quoique sans danger pour sa santé.
1) Plusieurs images (en rétrospective), elle se voit pelletée par son maître de petites projectiles. Enfin elle résussit à en éviter une. Le maître la regarde calmément, elle demande si c'était l'épreuve pour savoir si elle était digne de ses leçons. "Non, c'était la première leçon, avec tes sens réveillés tu ne sera pas surprise."
2) Dans une autre rétrospective - en fait entre l'attaque de plusieurs ennémis et leur déroute complète avec les mots "ils n'avaient pas une chance, mon record avec boules de neige était 58" - elle est montrée au même bas âge accompagnant son maître à travers la neige dans un village. Ils arrivent très épuisés et refroidis. Elle demande si la leçon ait été la marche pour perdurer à travers l'épreuve physique. "Non, la leçon est ici". Ils arrivent devant des enfants, le maître les demande s'ils aiment la guerre de boules de neige, ensuite ils la pelottent de boules, elle est très mal prise et n'arrive pas à faire la parade envers les boules, enfin elle est mouillée par toutes les boules de neige qu'elle vient de recevoir. Il poursuit, son maître à elle: Deux boules de neige ne viennent jamais exactement au même temps. Il y a toujours le temps pour parader ou esquiver l'un avant l'autre. Et il lui donne la promesse qu'ils reviennent au même endroit pour plusieurs leçons du même genre.
Normalement, un entrainement comme le premier devrait être répété plusieures fois. L'avoir reçu une fois comme petite ne dispense pas de le recevoir encore et encore - si on veut être un as dans les battailles. Comme c'est déjà très bien indiqué pour le deuxième type d'entrainement.
On peut se demander pourquoi une fille reçoit cet entrainement. D'abord, elle n'est pas obligé d'assister à l'école publique de Jules Ferry, elle est autorisée, car c'est en Chine et pas la France, de suivre un maître dans une discipline plutôt choisie individuellement. Ce qui est très bon. Ça veut dire qu'elle n'a pas été forcée de subir ce genre de déconforts physiques malgré elle-même et malgré ses parents, comme c'est le cas pour les victimes de l'école publique, quel que soit le mode de leur victimisation.
Mais ensuite, une fille en Chine aurait plutôt été élevée aux tâches féminines. Pourquoi reçoit-elle une éducation martiale? De la part des auteurs il y a un modicum du politiquement correcte, souligné par la compagnie du voyage, quelqu'un qui fait la cuisine: c'est un homme, un beau-gosse plus jeune qu'Astérix mais avec autant d'appetit. Chose tout aussi facilement imaginable en Chine qu'en France. Si c'est politicalement correcte ou inversement une reproche faite au PC, il est un peu monotone ès gastronomies. Pourquoi n'est-ce donc pas Ling-Ling qui fait la cuisine et qui la fait bien?
Dans cette année de Sainte Jehanne d'Arc, la question mérite d'être posée. La sainte avait Dieu et les saints non seulement comme seule instruction pour les grandes décisions, elle avait aussi toute apprentissage, miraculeusement vite faite, ès choses de battaille d'eux. Elle n'avait pas du tout une éducation à la Ling-Ling, mais une éducation féminine traditionnelle. Et Jehanne Hachette à Beauvais - elle sera recompensée et honoré par le roi Louis XI qui paie aussi le menage de son fiancé - n'avait pas d'autre entrainement probable dans le maniement de la hachette dont elle tient son surnom, que les gestes avec bâton ou rouleau à pâtisserie utilisés pour faire fuire les jeunes garçons trop mal à propos. Si même ça.
Et la Chine est encore moins que la France un pays traditionnel des Amazones.
On pourrait imaginer une fille genre garçon manqué comme Motoko. Ou l'héritière d'un budoka comme l'accueillante de Tenshin la Vagabonde. Ou une fille qui avait vue ses parents tuées comme celle qui dans le film Léon (par Luc Besson) prend l'entrainement d'un tueur à gages. N'ayant pas lu la première aventure de Ling-Ling, j'en sais strictement rien. Sauf que c'est exceptionnel pour les époques concernées et que ces œuvres d'art de notre époque relèvent un peu du politicalement correcte, soit directement soit ironiquement.
Mais ce qui reste est que cette éducation strictement martiale n'était pas le lot de tout le monde, ni même de tous les garçons. Tel autre était plutôt entrainé pour être peintre ou calligraphe. Tel autre pour être écrivain et érudit. Tel autre pour le théatre du type Opéra de Pekin. Tel autre pour pêcheur. Une fille qui n'était pas élévée chez les parents ou dans un monastère était plutôt en Japon ou Chine élévée en pécheresse qu'en guerroyère. Et il y avait l'éducation musicale, pas totalement absente de l'Occident moderne non plus. Wolfgang et Nannerl Mozart, la fratrie The Kelly Family.
À part l'éducation pornographique - absente en Occident traditionnel sauf pour les filles des prostituées - chacune de ces éducations est la bonne dès que c'est la volonté des parents. Et dès que c'est au moins acceptable pour l'enfant ou les enfants en question.
Le "chinois" est bidon:
An Kreu et Sufi-zan ne sont pas des mots Chinois. C'est "en creux" et "suffisant". Des mots bien français donc. La syllabe Kreu est même impossible: entre consonne initiale et voyelle centrale n'existent en chinois que yod, waw, le u en "huit", "huitre", "puis" et rien. Un prétendu "r" peut pourtant exister après la voyelle centrale, comme aussi une nasale "n" ou "ng" - tandis que "m" est réservé pour consonne initiale.
Pourtant, c'est très possible que des surnoms d'un charactère équivalent existent en Chine, et que ces approximations en faux chinois les captent mieux qu'aurait fait une pure transcription des surnoms réels chinois.
Le dénouement - pour ceux qui ont lu ou qui ne liront pas ou qui reliront de toute façon après le connaître:
La "triade" appelée Les Lanternes Roses est gerée par une mamie, dont le fils est en même temps enquêteur impériale pour qu'elle ne soit pas attrapée, et son fils à lui est le grand calligraphe Lah Vi (à lire "lavis" ou "la vie" selon les préférences). Partie de la criminalité - en fait la seule partie abordée - et de voler les calligraphies de Lah Vi chaque fois qu'il les a vendues. Jamais de lui - la mamie veut bien qu'il ait son pourvivre - et jamais avant qu'il ne soit déjà payé par l'achêteur.
Précisons que l'art de calligraphie, comme la plupart des fois de sculpteur ou de peintre est de produire chaque fois un objet matériel unique. Ça sert au collectionneur - ou d'être exposé en public. Mais c'est une chose matérielle individuelle. Et une fois que Lah Vi ait fait une calligraphie et une fois qu'il s'en soit séparé pour de l'argent comptant, et dès que ce ne sont pas des choses publiques, il pourrait bien s'en foutre si c'est dans la possession de l'achêteur ou de quelqu'un autre, tant que ce n'est pas sa faute que le vol ait été commis. Il fait pourtant un chef-d'œuvre que sa mamie n'arrive pas à voler: il calligraphe dans la neige le mot "éphémère" en chinois. Ce qui est très exactement l'idéal de son art, les signes doivent être tracés de manière de rendre compte de la chose signifiée. Le signe pour "bois" n'est pas calligraphié s'il ne donne pas quelque part une impression de ressembler au bois. Et les signes pour "éphémère" (ce qui en chinois est une phrase plutôt qu'un mot - j'imagine que les signes chinois sont beaucoup plus correctes que "Sufi-zan") s'est alors très bien calligraphiée dans la neige. La mamie peut regarder, mais elle ne peut pas voler. Ling-Ling et son compagnon de voyage professionnel (et cuistot moins professionnel) en est témoin.
Un compositeur ou un écrivain ne produisent pas un exemplaire uniquement pour l'exemplaire, mais pour qu'il soit reproduit. Si un exemplaire est exposé dans le public ou s'il est reproduit, dans les deux cas l'auteur veut que l'idée exacte de l'œuvre - le texte exacte ou la partition ou tablature exacte - soient transmise au grand public. Normalement, sauf indication contraire, très ouvertement.
C'est fort probable que tel ou tel proche de moi voudrait bien collectionner mes partitions. Pour les manuscrits ça ne me gêne pas du tout. Mais si la suite est que par exemple telle partition ne soit pas complêtée (la première version de mon troisième quatuor à chordes) ou que la partition ne soit pas scannée après être complêtée (pas mal de mes sonates/sonatines pour violon) et ensuite le scan visible sur la toile, ça me gêne, raisonnablement.
Ça me gêne dans la démarche civique - par exemple de donner l'exemple que la musique aujourd'hui peut être écrite à l'ancienne (un peu comme Appolonius de Rhodes voulut prouver avec Argonautica que l'art épique n'était pas perdu avec le décès d'Homère), par exemple de donner un répertoire à des jeunes musiciens aspirants, moins déjà investi que celui de Mozart, mais également écoutable (ce que je crois avoir réussi avec la plupart de mes compositions), et, quand aux textes, de répandre les idées que je pense être véritées et nécessaires, sinon pour chaque âme (c'est à l'église de le décider et je ne suis pas évêque) au moins pour justément notre époque (dont j'ai quelque expérience très réaliste, parfois même triste).
Ça me gêne aussi par le fait que je me trouve trop mal payé si les réproductions de textes et les performences publiques de musique sont écartées de mon œuvre. Surtout que ma situation de pauvre semble comprendre un apprentissage (au moins de la part de certains) un peu semblable dans les déconforts aux situations de la très jeune Ling Ling, mais je ne suis plus très jeune et je n'ai pas demandé un apprentissage militaire. Ma propre démarche est de laisser la liberté aux exploiteurs de mon œuvre de me remunérer ou non selon les possibilités (ainsi les jeunes et pauvres ne sont pas écartés, ni ceux dont le pays n'admittent pas de payements en France, si tel sera le cas). Si la liberté que j'avais ainsi donnée avait resté "porte ouverte" comme je l'ai voulu, j'aurais probablement déjà eu des exploiteurs dont un nombre qui me remunèrent volontairement pour mon boulot d'écrivain et de compositeur. Juridiquement il n'y a pas eu de fermeture, mais intimidations morales "ne faites pas ça, vous ne savez pas s'il a le droit" ou ce genre ou encore désinformation genre "s'il vous a donné le lien dans les mains c'est qu'il veut que vous le gardiez pour vous" (ce qui n'a jamais été mon intention: si je ne peux pas obliger quelqu'un qui me trouve bidon de répandre tel ou tel blog ou message de blog ou partition scannée sur message de blog, au moins je n'ai jamais voulu empêcher ceux qui me trouvent bon de repandre ce qui leur plaît le plus ouvertement possible).
Hans-Georg Lundahl
Bpi Georges Pompidou
Ste Lucie, Vierge et Martyr
13-XII-2012
PS: autre critique sur ce lien ci:
http://www.planetebd.com/bd/bamboo/ling-ling/les-lanternes-roses/14509.html
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mercredi 21 novembre 2012
À propos le Dynamic Duo
Batman et Robin ne sont pas, selon le dit et l'écrit et les dessins des homosexuels.
Quand il y a eu des gens qui disent que deux homme ou deux femmes "en couple" comme on dit communément ne sont pas un couple mais un duo, il y a biensûr quelque chose à dire pour ça. Sauf que ça évoque le Dynamic Duo.
Il y a pourtant des gens qui les ont voulu utiliser comme symboles pour les si-dits couples homosexuels. Au chagrin bien-sûr de leurs lecteurs innocents.
Posons un cas purement hypothétique. Leur créateur Bob Kane (décédé en 1998, chiffre d'année d'ailleurs divisible par trois) aurait vécu maintenant. Il aurait fait ses premiers dessins et il les aurait scannés comme un web-comic.
Il se serait trouvé à Paris par quelque chance. En tant que pauvre. Il aurait reçu des aides par les gens dont certains sont précisement homosexuels. Et eux ils auraient voulu exploiter le dynamic duo dans le sens connu.
Ils auraient laissé entendre à Mr. Kane que sa série aurait plus de chances de se retrouver sur papier et d'être vendu de manière de nourrir Mr. Kane convenablement, s'ils cédait à leur idée et rendrait le dynamic duo un "duo" dans le sens que la manif contre mariage homo a donné le mot le 18 novembre 2012.
Il aurait été choqué, d'abord par l'idée et ensuite aussi par la lâcheté avec laquelle on laisse entendre une chose qu'on n'ose pas dire.
Quelqu'un lâche le mot que pour ceux qu'il admire (ce n'est pas eux qui parlent, bien-sûr, ils ne veulent pas se faire attraper dans un chantage comme ça), la pauvreté n'est pas une fièreté, mais quelque chose à endurer et ... finalement: un parcours initiatique.
Puisque la phrase "parcours initiatique" me donne envie à vomir, j'ai quitté la queue pour l'association en question ce soir là.
C'était hier, en effet, et j'aurais voulu leur demander s'ils étaient d'accord avec ce monsieur, bien entendu après avoir écrit cet article. Non, je n'ai pas pu finir, l'endroit avec ordi s'est fermé trop tôt.
Bon, si en dernier analyse Bob Kane aurait dû se rendre compte qu'on voulait lui donner tous les tuyaux et lâcher tous les obstacles, si seulement il avait consenti à rendre le dynamic duo un "couple gay" comme on dit (d'accord, c'est abuser le mot couple, mais comme je suis en train de dire, préférer "duo" est un peu grossier envers Batman et Robin), alors je suis sûr qu'il aurait dit non.
Pourquoi ne pas consentir? Ne serait-ce pas mieux en harmonie avec les valeurs de par exemple gratitude et respect des réseaux, des valeurs que Bob Kane en tant que Juif avait plus certainement à ce point que moi comme Chrétien?
Bien, il aurait dit, même lui qui n'était peut-être pas Chrétien, plutôt Sadducée ou quelque chose, que ce qu'il écrit n'est pas en premier ligne une gratitude envers tel bienfaiteur, et encore moins avec un réseaux de bienfaiteurs dont l'agenda n'était pas le sien, c'était un service qu'il rendait aux lecteurs. Et ça passe avant les gratitudes purement personnels. Le bien d'une multitude dépasse quelque part même le bien et très certainement les biens de quelques-uns.
S'ils avaient tellement envie d'une BD avec deux gays, il semble que d'autres ont fait ça pour eux. Quelques séries de Marvel Comics, notemment X-Men (ce qui n'existait même pas quand j'étais un fan des BD américains) leur fournit déjà ce service. Et même plus, pousse déjà le néfaste agenda de "mariage homo". Bob Kane n'aurait pas eu une miette d'excuse devant ses lecteurs à augmenter cette tendance culturelle (ou, si on veut, anticulturelle) et de délaisser ce qu'il faisait.
Dans mon cas, qui à différence de Bob Kane "débutant 2010, dans la rue de Paris" est un cas réel, ce qu'il me semble qu'on me demande est de cesser de m'opposer à certains erreurs, de me rendre compte - comme diront mes adversaires - de ma pétitesse et de m'incliner devant la grandeur des gens auxquels je m'était opposé avec mes écrits.
Mais, moi "aussi" je sens une responsabilité envers les lecteurs.
Hitler, s'il avait consenti à peindre ce qu'il estimait lui-même "entartete Kunst" parce que ses patrons l'aimaient, aurait-il pû faire une carrière comme peintre? Il aurait dû pouvoir la faire sans s'incliner devant les mauvais penchants artistiques de ses binefaiteurs!
Mais on avait décidé de lui donner un "parcours initiatique", aussi en son cas avec la pauvreté. Et par malheur il s'est rendu dans les loges, comme notemment Ostara.
Non, je n'ai pas le goût des gens qui prétendent me faire des parcours initiatiques. Je n'ai pas le goût des loges (Breivik aussi avait eu son "parcour initiatique" avant de devenir le malfaiteur qu'on connait).
Et je n'ai pas le goût des gens qui voudraient à travers tel "parcours initiatique" me rendre sensible à telle ou telle prétendue vérité qu'ils voudraient me proposer.
(en anglais:) First five minutes give a very good summary of modern, rejectable pseudoscience
http://filolohika.blogspot.com/2012/11/first-five-minutes-give-very-good.html
Réplique d'un Bobo qui est Chrétien
http://triv7quadriv.blogspot.com/2012/11/replique-dun-bobo-qui-est-chretien.html
Ils peuvent tant qu'ils veulent se dire que j'aurais besoin d'élargir mes vues à propos maths modernes ou rélations modernes: mais ils n'ont pas le droit de me présenter devant les autres comme quelqu'un auquel il font un parcours initiatique. Si les témoins de J. ou les Mormons avaient essayé de semer autour de moi l'impression que j'étais leur adepte ou que j'étais en train de le devenir, j'aurais juste besoin d'un peu plus de leçons, et moins les autres "me dérangent" plus vite ça marche, alors les-dits Mormons ou T. de J. se retrouveraient très vite derrière les barreaux. Je crois que le nom du délit est "harcèlement sectaire". Mais quand des gens qui prétendent que Galilée aurait prouvé non seulement ses thèse principale, celles pour lesquelles il a été condamné, mais dans le processus la non-fiabilité des sens et des intuitions universelles de la raison y compris morales, il y a quelque défaut chez les responsables qui les empêche d'appercevoir que ça aussi est harcèlement sectaire. Peut-être qu'ils sont dans la même secte, voire la même loge?
Hans-Georg Lundahl
BpI Georges Pompidou
Présentation dans le Temple
de la Bienheureuse Vierge Marie
21-XI-2012
samedi 27 octobre 2012
Le Magicien d'Oz (BD)
Lœuvre de L. Frank Baum existe en BD. Delcourt Jeunesse a publié une adaptation en trois volumes par David Chauvel (scénariste adaptateur) et Enrique Fernandez (dessin et couleur). 2004-2005.
Première observation: Dorothée (et non "Dorothy", malgré "Tante Em") est très chouette comme fille. Le chien, le lion, l'homme d'acier et l'épouvantail sont très sympas aussi. L'atmosphère est un peu comme Pinocchio par Walt Disney (le dessin animé), mais avec d'avantage de charactère, expressionisme et même un peu réalisme.
Deuxième observation: ça vaut pour le dessin et les couleurs en général aussi.
Troisième observation: le livre original étant de 1900 et le premier apparu du Monde de Narnia, l'Armoire magique étant de 1950, on peut supposer que les influences vont plutôt de Baum a CSL que dans le chemin inverse. CSL avait deux ans à la sortie du livre de Baum.
Et quand les mulots (qui parlent déjà en avance chez Baum) libèrent le lion des champs de pavoine, ou quand la sorcière méchante de l'Ouest fait de Dorothée une esclave, ou quand avant elle ordonne aux singes de mettre une muselière sur le lion, alors on pense à des choses dans l'Armoire magique (si l'on l'a lu).
CSL emprunte - inconsciemment? - de Baum en annoblissant les thèmes, mais déjà en Oz c'était bien héroïque. D'ailleurs, Baum semble avoir pris une chose ou deux de Lewis Carroll aussi. Alice au pays des merveilles est 35 ans plus vieux que Le Magicien d'Oz et les Munchkins comme les Hommes-Marteaux semble presqu'n être sortis. Et s'il y a quatre sorcières chez Baum, il y avait quelques reines, pas toutes mauvaises, pas toutes bonnes, chez Carroll.
La discussion des influences est pourtant moins intéressante que l'histoire elle-même. Pour ceux qui ne connaissent pas lœuvre de Baum de tout, je recommande ainsi:
Une fille paysanne de Kansas et son chien s'emportent dans leur cabane en bois par le cyclone. On aterrit dans un autre pays où personne n'a entendu parler de Kansas et où une sorcière méchante est déjà vaincue et morte par l'aterrissage de la cabane. Dorothée en prend les souliers selon la volonté des Munchkins qu'elle vient de libérer.
Pour retourner à Kansas, personne là ne sait comment elle devrais faire, ni pour l'usage propre des souliers magiques, mais assurément le Magicien d'Oz saura répondre aux deux questions. Elle s'en va avec Toto sur le chemin des briques jaunes vers sa cité, et y rencontre des fort curieuses gens, dont trois deviendrons ses amis (le lion, l'épouvantail et l'homme en fer blanc), et patira des aventures et des mésaventures peut-être encore plus curieuses. Il se trouve qu'il y a une autre sorcière méchante et deux bonnes. Bonne lecture.
Hans-Georg Lundahl
Sotteville-lès-Rouen
Veille des Sts Simon et Jude
27-X-2012
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Le Magicien d'Oz
vendredi 28 septembre 2012
Et Sillage alors?
Là aussi il y a ces robots qui n'en sont pas, puisqu'ils pensent (même deux, pour rappeler R2D2 et C3PO) et font des décisions. Mais il y en a de plus grave.
Nävis, adolescente, est censée pouvoir faire des voyages interstellaires, faire de la formule 1 du futur, aller sur des missions dangéreuses et importantes - mais pas de choisir son mari et d'avoir des enfants.
Une explication de ses "crises d'adolescence"? Des choses pareilles expliquent certes assez bien pas mal d'autres état d'âme que les maturistes d'ajourd'hui appelleraient "déséquilibré" ou "outré" ou "témoignant d'immaturité".
Autrefois, à son âge, elle aurait pu au moins se fiancer. Témoin: Gwendoline, fille du roi d'Arthus, dans la merveilleux série Chevalier Ardent. Non comme étant plus mûre, mais comme moins de maturité requise pour être libre.
Le futur envisagé semble pire que le passé des époques de foi chrétienne - aussi sur le point de vue des libertés des jeunes.
Hans-Georg Lundahl
Médiat. Musicale
St Wenceslas
28-IX-2012
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Chevalier Ardent,
Sillage et Nävis
mercredi 26 septembre 2012
Star Wars et Yoko Tsuno
Il y a cette vision des robots très avancés qui seront capables de penser et de sentir. Et elle est biensûr idiote. Un boulier nous aide à compter, mais ne comprendra jamais les maths. Un ordinateur peut vérifier l'orthographe, mais ne la comprend pas, il rapproche juste les lettres sur l'écran avec un lexique préprogrammé. Si je veux ajouter "parloit"* et "françois"* à ce lexique, je peux éviter que le programme suggère prochaine fois "parlait" / "parloire" ou "français" / "François". Surtout le programme ne comprend pas et ne comprendra jamais un mot parmi les mots suggérés ou vérifiés. Autant peu que le boulier comprendra les maths. Que ça soit R2D2 ou "la servante de Lucifer", ce n'est absolument pas réaliste de peindre des robots comme des personnes. Et en plus il y a des gens qui pourraient** être trompés par le message que "le diable n'est pas si mauvais ou dangéreux que ça"./HGL
*Orthographes prérévolutionnaires pour "parlait" et "français". Je ne le ferais** probablement pas en français, je le fais déjà depuis des années dans ma langue maternelle, le suédois, la langue où j'ai le plus lu des textes en orthographe "désuète bien que quasi moderne".
**"Pourroient" en orthographe prérévolutionnaire, bien entendu. Et dans la note précédante "ferois". Mais il faut aussi "sçavoir" des choses comme "sçavoir" ... donc, je m'abstiens pour l'instant en français.
*Orthographes prérévolutionnaires pour "parlait" et "français". Je ne le ferais** probablement pas en français, je le fais déjà depuis des années dans ma langue maternelle, le suédois, la langue où j'ai le plus lu des textes en orthographe "désuète bien que quasi moderne".
**"Pourroient" en orthographe prérévolutionnaire, bien entendu. Et dans la note précédante "ferois". Mais il faut aussi "sçavoir" des choses comme "sçavoir" ... donc, je m'abstiens pour l'instant en français.
mardi 25 septembre 2012
Yoko Tsuno 25, le bon et le mauvais
ou le bon et la grosse blague laïque, si on veut.
Non, Yoko Tsuno ne fait pas de pacte avec le diable dans ce bouquin. Non, sa méchanceté à lui n'est pas niée non plus. Sur le plan théologique ça c'est bon, et en plus on a eu une histoire drôle et édifiante.
Mais le diable comme venant de Vinéa, donc comme un être de chair et os venu d'un autre planète, les autres demons relevant de robotique, des robots ayant capacité de penser et de prendre des décisions, c'est déjà erronné.
Et ensuite, que les moines du 13ième Siècle auraient été terrifiés par le diable, ceci n'est pas même historique.
Mais on suppose que Leloup est laïc et moi je lui en veut pas pour des blagues comme ça. On a lu du pire. Et en plus c'est un Yoko Tsuno!
Hans-Georg Lundahl
Bibl. Audoux
Bx Hermann de Reichenau
25-IX-2012
Ça rappelle un peu les histoires où un homme descend à l'enfer pour avoir les trois cheveux d'or du diable, et il réussit grace à "la grandmère du diable" ... erronné, mais une grosse blague. D'ailleurs plus probable dans les bouches d'un moîne du 13ième Siècle que des discours sur le diable qui prendra tous le monde. Ce discours là devient plus réaliste et donc plus probable dans le discours d'un Chrétien seulement à mesure que les mœurs s'empirent trop, comme au 15ième Siècle ou le 20ième Siècle.
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erreurs historiques sur le Moyen Age,
Yoko Tsuno
samedi 22 septembre 2012
La culture populaire, ses thèmes sont-ils très chrétiens?
D'abord le Bouddhisme
Qui a lu déjà Mrs Pollifax? Emily Pollifax. Une femme un peu vieillotte, une veuve, dont la vie n'a plus de sens parce qu'elle s'ennuie. Elle fera une aventureuse, elle délivréra un prisonnier de la police secrète de l'Albanie, elle ... sera aussi convertie au Bouddhisme. Écrite par Dorothy Gilman.
Vink laisse vivre et voyager sa héroïne He Pao dans un milieu où non seulement elle est entouré par Bouddhistes, mais elle fera des expériences mystérieuses selon les croyances bouddhistes de la Chine. Bien qu'elle est d'origine italienne. Pourtant, les méchants comprennent des moniales bouddhistes prêtes à la traîter comme une folle.
Et quand Tintin s'en va au Tibet, les moines Bouddhistes jouent une rôle assez salvifique. Et comme un écho, qui pourrait oublier La Pagode des Brûmes avec Yoko Tsuno? Mais peut-être là, le Bouddhisme n'est pas à la hauteur de chez Hergé. C'est quand même une Yoko Tsuno assez high-tech qui apporte la solution. Et chez Enzo Chiomenti, les bonzes bouddhistes ne sont pas toujours très nettes.
On frôle le Satanisme? On s'en tire?
Je viens de voir juste que le dernier album de Yoko Tsuno est "La servante de Lucifer". Je ne sais pas comment ça se déroule, si Yoko s'en sort du pacte ou non. Il y a aussi Les Fossoyeurs de Belzebuth par Jacques Martin. Ce n'est pas un album mais une série. Il a aussi écrit sur les "Molochistes survivants malgré les apparences" en pas mal des album Alix l'Intrépide. Je passe ... ce n'est pas la chose la plus fréquente, mais ça fait partie des choses étranges que la curiosité parfois malsaine donne comme thèmes.
Chez Otfried Preussler le héro est un mage apprenti, bientôt maître, qui sera sauvé de son contrat damnant par l'amour d'une vierge. Chez Tolkien et Robert Howard certains des méchants sont déscriptibles comme satanistes. Et certains des héros sont parfois sous leur emprise: mais pas finalement.
Magies?
Présent. Et d'avantage maintenant.
Hypnose?
Vol 714 pour Sydney connait la drogue de véracité et l'hypnose, les Donald Duck aussi (comme quand il a un "pistolet d'hypnose" avec une spirale qui tourne quand on "tire", et il se la voit voler par un homme dont il devait recouvrer une dette, jusqu'au moment où celui-ci a la mauvaise idée d'hypnotiser Donald en se croyant une gorille ...) et pas mal d'autres.
L'Atlantide ne manque pas.
Bob Morane, Marvel Comix, le roi Kull chez Robert Howard ... plus ou moins sérieux. Non à oublier: Numenor est la version Tolkienienne de l'Atlantide.
Les voyages spatiales et les extraterrestres:
Agent Spatio-Temporel Valérian, Yoko Tsuno, l'extraterrestre chez Suske en Wiske (par Vandersteen), ET, Natascha, récemment Spirou et Fantasio, Star Trek, Star Wars, Planet of the Apes, encore Vol 714 vers Sydney.
L'évolutionnisme:
The Swamp Thing parle très irréalistiquement de l'abiogenèse. Planet of the Apes de l'évolution de l'intelligence. Tarzan, Superman, Marvel Comix, les mondes de Kull et Conan chez Robert Howard parlent tous d'un passé moins évolué dont résurgissent des monstres. Un peu à la Jurassic Park.
Conclusion:
À tître individuel on peut éviter la culture populaire contemporaine, et certains le devraient. À tître de chrétienté, il faut une contreoffensive. Et il faut qu'elle ait un vrai potentiel d'être tout aussi populaire que ces choses là. Un peu on peut dire que C. S. Lewis et J. R. R. Tolkien remplissent déjà un peu cette niche, avec encore, moins frôlant le surnaturel, le Père Brown par G. K. Chesterton. Il y a des Hergé pas négligibles, comme le Sceptre d'Ottokar. Et il me paraît que Mrs Pollifax et Rabbi Small sont moins un danger pour la foi chrétienne - chez certains - qu'une dose de la bonne morale.
Quel thème chrétien est le plus présent dans la culture populaire? Jésus lui-même, le prêtre et la moniale, et Ste Jehanne d'Arc. Récemment la Cristiade de Mexique. Un peu moins: les Chouans.
Et peut-être surtout: la morale. Que ce soit la camaraderie du Club des Cinq ou le héroïsme de Mission (avec Robert de Niro), ou le héroïco-comique comme Le Chevalier Ardent, ça c'est un thème qui attire.
Vu la présence du surnaturel généralement, il semble peu opportun d'essayer d'occulter la chose. Plutôt de l'élucider de manière parfaitement orthodoxe et chrétienne, ce qui fait parfois défaut chez les auteurs de la culture populaire.
Hans-Georg Lundahl
Bibl. Mouffetard
St Maurice
22-IX-2012
PS: Anne Bertet a raison de mettre en garde contre des choses comme des attaques directes à l'Église ou à l'Évangile. Quel soulagement après l'avoir lu, de ne pas avoir été un fan de Blake et Mortimer!
Et j'avais presque oublié encore le thème d'Égyptologie pour ne pas dire Égyptomanie.
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Hergé,
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un peu de tout,
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