samedi 2 mai 2026

Signé Furax, 1981, un contre-exemple ?


Les BDs d'antan ... · Je pense que tout le monde comprend l'exemple entre Dynamic Duo d'antan et Batman moderne, mais encore ... · Signé Furax, 1981, un contre-exemple ?

Je viens de regarder sur youtube un film de 1981.

Signé Furax - Film Complet en français comédie - 1981
𝑫𝑰𝑨𝑺 𝑻𝑷𝑴 | 8 mai 2024
https://www.youtube.com/watch?v=eh6m9k8LAYI


L'âge d'or dont je viens de lamenter la disparaison, avait-il une dernière lueur en 1981 ?

Soyons clairs. Le film est basé sur le feuilleton radiophonique Signé Furax, plus précisément sur la saison 2 :

Signé Furax : Le Boudin sacré, 212 épisodes[9] diffusés du 22 octobre 1956 à juin 1957.
Cette saison, la première répondant au titre générique de « Signé Furax », raconte le vol des grands monuments de France tels l’obélisque de la Concorde, le Lion de Belfort ou l'arc de triomphe d'Orange, remplacés par des imitations en staff portant la mention « Signé Furax ». Chacun de leur côté, le commissaire Fouvreaux de la DDT (Défense divisionnaire du territoire) et le commissaire Jean-Jacques Socrate de la Police Judiciaire mènent l'enquête. Ils font appel à Black et White, deux détectives privés afin de résoudre le mystère de ces disparitions. Ils se trouvent alors rapidement confrontés à l'ignoble Klakmuf et à son homme de main Grougnache, tous deux membres de la secte des Babus.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Signé_Furax_(feuilleton_radiophonique)


Merci beaucoup ! Vous avez capté ? Le film refait une œuvre d'une époque antérieure, à savoir d'entre le 22 octobre 1956 et un jour en juin 1957.

Époque avant que cette innocence disparaisse. C Q F D./HGL

vendredi 13 mars 2026

Je pense que tout le monde comprend l'exemple entre Dynamic Duo d'antan et Batman moderne, mais encore ...


Les BDs d'antan ... · Je pense que tout le monde comprend l'exemple entre Dynamic Duo d'antan et Batman moderne, mais encore ... · Signé Furax, 1981, un contre-exemple ?

Il y en a pour le Captain Marvel (qu'on a renommé Shazam)*

Shazam
scénariste : Geoff Johns
dessinateur : Gary Frank
traducteur : Edmond Tourriol

Date de sortie : 14 novembre 2014

https://www.urban-comics.com/shazam/


Et encore un truc :

Âge : 12+


Pour le Captain Marvel que je lisais à l'âge de 6 ou 7, inutile de préciser telle chose. Pour celui-ci, pas tout à fait.

Billy Batson, dans les deux cas, est un garçon entièrement pur et un orphelin. Pour l'original, il est simplement un camelot de journaux. Pour le remake, il est l'orphelin le plus difficule à placer de tout l'orphélinat. Possible qu'un tel garçon soit pur ? Peut-être pas tout à fait de la Colère, un des sept péchés capitaux, mais bon, à part ça, oui, c'est possible qu'il soit chaste, qu'il ait un sentiment de justice, tout ça. Il se bat contre les lâches agresseurs. Mais l'atmosphère n'a plus la même innocence.

La première fois qu'il est transformé en gros body-builder, la première victime de crime qu'il soulage, c'est une assez belle fille. Le criminel déguerpe, quoi de plus naturel face à un mélange entre Superman et Tarzan, et le héro est face à la soulagée. Elle demande ce qu'elle peut faire pour lui, et peut-être elle aurait rêvé d'une promenade avec lui, et peut-être qu'elle aurait offert un peu d'intimité qui aurait été très incongrue à une première rencontre avec un autre (et, en fait, avec lui aussi).

Il ne le demande pas. Il ne l'a comprend pas. Il dit avoir faim et elle lui file un billet. On la devine deçue.

Prochaine scène, il se goinfre avec son ami (de la même famille d'accueil, où il est allé de l'orphelinat) de hamburgers, et on est un peu mal à l'aise quand un bodybuilder goinfré de viande et qui n'a pas d'interêt pour une belle fille est assis côté à côté avec un garçon adolescent. Rien de mal va se passer, mais je perds l'envie de lire.

Dans la vieille version, le sorcier ressemblait à Merlin ou à Gandalf. Dans celle-ci, c'est un sorcier-shamane de l'Australie, des Aborigines. Un peu plus de réalisme à propos de la magie. Et, encore une fois, moins d'innocence. C'est comme si Homnibus de Peyo devenait en outre d'hypnotiseur, un homme discursant sur l'ésotérisme.

Vous connaissez le Monde de Narnia par C. S. Lewis et aussi The Problem of Susan par Neil Gaiman? C'est quelque part Neil Gaiman qui m'a fait vouloir démonter ce genre de propos ignoble, Susan Hastings** serait devenue une païenne. Non, selon la pensée de CSL, Aslan est la même personne que Jésus-Christ, et une raison pourquoi elle devait retourner à notre monde et jamais retourner à Narnia est pour "dans son propre monde le connaître sous un autre nom, c'est à dire sous le nom de Jésus-Christ. Bon, quand Neil Gaiman déjoue cette fin prévue, c'est une trahison directe de l'intention de l'auteur original, mais c'est aussi une extrême de cette tendence d'innocence perdue.

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
Sts Rodrigo, prêtre, et Salomon
Martyrs de Cordoue
13.III.2026

Cordubae, in Hispania, sanctorum Martyrum Ruderici Presbyteri, et Salomonis.

* Désormais il y a un autre personnage, je pense Marvel Comics, qui porte le nom Captain Marvel. Le changement de nom est pour éviter confusion.

** "Hastings" est une allusion très compréhensible sur "Pevensey" puisque Pevensey est la première bataille des Anglo-Saxons et Hastings leur dernière, entre les conquêtes de Hengist et Horsa et celle de Guillaume de Normandie.

lundi 26 janvier 2026

Les BDs d'antan ...


Les BDs d'antan ... · Je pense que tout le monde comprend l'exemple entre Dynamic Duo d'antan et Batman moderne, mais encore ... · Signé Furax, 1981, un contre-exemple ?

René Goscinny et Albert Uderzo ont écrit les Astérix classiques. Peyo les Johan et Pirlouit classiques. Et les Schtroumpfs classiques. Don Rosa, les Donald Duck classiques. Il n'est pas mort, mais sa contribution à Donald Duck a pour quelque raison cessé en 2006. À la limite, Carl Barks est encore plus classique.

Avant-hier, j'ai lu une critique d'Astérix en Lusitanie. Selon le bref texte, il fait sourir, mais n'a rien à voir avec les Astérix classiques, genre en terme de créativité et de verve. Je ne l'ai pas encore lu, je ne sais pas si c'est vrai ou faux. Astérix et le Griffon ne m'a pas paru tout à fait digne d'inspirations comme Astérix chez les Helvètes ou Astérix et les Goths.

Et certains trucs de Thierry Culliford, fils de Peyo, me donnent pas les vibrations d'un bon Johan et Pirlouit. Je parle des Troubadours de Roc-à-Pic, nettement inférieur* à des perles comme Le Serment des Vikings ou La Guerre des sept fontaines.

Est-ce une question d'œuvres trop dérivées, d'écrivains épigones ? Franquin a repris un Spirou sans qu'en lisant Le Faiseur d'or on devienne blasé en retrouvant QRN sur Bretzelburg (ou l'inverse, je pense que Fournier était après Franquin).

Non, on a changé de mentalité. Les chefsd'œuvres contemporains qui ne doivent rien à l'épigonisme d'albums d'il y a 50 ans ou plus (Spirou et Fantasio, 1950, bientôt 76 ans, Johan et Pirlouit, 1954, bientôt 72 ans, Astérix, 1959, bientôt 67 ans, et je ne parle que des albums) sont aussi très différentes des BD de l'âge d'or de la BD franco-belge. J'ai un certain temps, à Carpentras, ou si c'était à Aix ou à Nice, aimé de lire Joann Sfar, le Chat du rabbin. Et j'ai repris à Paris et à Beauvais. Je ne l'ai pas critiqué simplement pour dénoncer un Juif séculariste. Je n'ai pas le genre de contacts qui m'auraient permi à dépister un BD-iste évolutionniste. Non, j'ai clicqué sur la vidéo par nostalgie. Mais, un Chat du rabbin, ce n'est pas du tout un Astérix. Et ça ne tient pas qu'au fait qu'il s'agit d'un animal de compagnie, dépeint comme tel. Goscinny aurait pu faire, peut-être a fait, une histoire raconté du point de vue d'Idéfix, mais ça n'aurait pas été la même chose.

Comment alors expliquer cette différence ? La BD franco-belge classique était décomplexée, tout d'abord. Décomplexée dans les préjugés (les Romains et les Goths d'Astérix sont bureaucrates français et allemands limite nazillons). Décomplexée dans la violence (baffer un Romain, ce n'est pas une tragédie, c'est du bon sport). Décomplexée dans la rejection des marottes intellectuelles et pseudo-intellectuelles (Éléonoradus dans Astérix et le Chaudron, comédien à traits carrément presque transsexuels étant basé sur Eleonora Duse, femme en relation lesbienne avec Lina Poletti, et si Éléonoradus a promu du théâtre avant-gardiste, l'actrice réelle a servi à l'avant-gardisme de d'Annunzio, d'Ibsen et encore).

Une génération avant, on avait le sérieux du Christianisme, qui pesait parfois sur la liberté d'expression. Une génération ou deux après, on a le sérieux de la modernité assez achrétienne, qui pèse encore davantage sur la liberté d'expression. Je ne parle pas de censure, je parle d'autocensure. Une certaine génération en avait assez peu. Ce qui passe par la tête a été communiqué, quasiment tel quel. Et dans l'art, le premier trait, vite fait, pas détourné, ça compte.

Mais on était aussi décomplexé par rapport à la forme. L'aventure était épisodique ? Pas de problème, l'Odyssée l'était aussi. L'épisodisme existe encore, mais en Corto Maltese il sert l'impression onirique. Mais on a tendance à faire compter davantage les grandes lignes du récit, et moins les petites épisodes. C'est comme quand le cinéma de Charlot ou de Sergio Leone est remplacé par le cinéma Roland Joffé (Mission), James Ivory (Chambre avec vue), Jean-Jacques Annaud (Le Nom de la Rose) ... ces derniers étant de chefs-d'œuvres (moins faciles à reproduire en BD), mais d'un autre style, d'une conscience sur la forme, avec prétention académique.

Et l'âge d'or de la BD franco-belge avait aussi un romantisme d'une vie non-bourgeoise, sans que celle-ci devait forcément répondre à un programme écologiste. Hippies, citoyens du monde (comme Tintin et Spirou), marins (Capitaine Haddock et le raconteur de la série télévisé Dr. Doolittle = le jeune assistant de ce docteur), même un vagabond (Valentin, par Tabary, l'auteur d'Isnogoud ... qui forme une transition entre cette âge d'or et certaines choses d'aujourd'hui). Les BD-istes avaient vu l'été de l'amour**, mais pas la tuerie à Altamont. Il y avait même une série avec un couple nouveaux mariés, qui vivaient dans un monde inspiré par les hippies.

Hans Georg Lundahl
Nanterre BU
St. Polycarp
26.I.2026

(23.II) Smyrnae natalis sancti Polycarpi, qui, beati Joannis Apostoli discipulus, et ab eo ejusdem civitatis Episcopus ordinatus, totius Asiae Princeps fuit. Postea, sub Marco Antonino et Lucio Aurelio Commodo, sedente Proconsule et universo populo in theatro adversus eum personante, igni traditus est; et, cum ab igne minime laederetur, martyrii coronam, gladio confossus, accepit. Cum illo etiam alii duodecim, qui ex Philadelphia venerant, in eadem Smyrnensi urbe, martyrio consummati sunt. Ipsius tamen Polycarpi festum septimo Kalendas Februarii celebratur.
(26.I) Sancti Polycarpi, Episcopi Smyrnensis et Martyris, qui martyrii coronam septimo Kalendas Martii consecutus est.

* Comme je l'ai noté en Les Troubadours de Roc-à-Pic et le film Méchant Malade

** Conferez Olivier Rameau marié à Colombe Tiredaile, vivants à Rêverose.

vendredi 16 janvier 2026

Le Chat du Rabbin avait avalé un perroquet ? Explique pourquoi il répète des conneries


Le Chat du Rabbin - Bande annonce Finale HD
UGC Distribution | 26 avr. 2011
https://www.youtube.com/watch?v=nX7I2YLt73w


"Le 0:17 monde fut créé par l'Éternel notre Dieu 0:18 en 7 jours il y a 5700 ans et des 0:20 poussières. C'est ridicule. Avec le 0:22 carbone 14 on peut prouver 0:23 scientifiquement que le monde existe 0:25 depuis des milliards d'années."


Ridicule allégation. Après 70 000 ans, le carbone 14 n'est plus détectable de manière fiable.

5730 ans fois 16 = 91 680 ans.

0,5^16 = 0,0000152587890625 = 0,00152587890625 pourcent de carbone moderne (pcm).

Il y a d'autres manières d'expliquer des dates carboniques en 40 000 ans que de dire que l'organisme ait vécu il y a 40 000 ans. Si par exemple le Déluge (il y a 5000 ans, moins poussières) avait une atmosphère où le carbone 14 était si basse qu'une plante fraiche, pas un squelette, aurait à l'époque été daté en 35 000 ans. 1,45 pcm ou quelque.

Notons, le vrai bobard dans le rabbinisme est de mettre la création il y a 5700 ans, c'était plutôt il y a 7200 ans. Comme le dit le Martyrologe romain pour Décembre 25 (parce que Dieu dans la Chair est né 5199 après la Création, 2957 après le Déluge, 2015 après la naissance d'Abraham et encore quelques).





Davantage de contenu en ce format, lien vers vidéo et commentaires, parfois sur des sujets annexes, sur les blogs :

Répliques Assorties (FR)

Assorted retorts from yahoo boards and elsewhere (ENG)
Antworten nach Sorte (DE)

vendredi 7 novembre 2025

Une excuse et une grâce


Les Enfants de Timpelbach · Un sécularisme déplacé · Une excuse et une grâce

D'abord, quand Henry Winterfeld commença son roman, il n'était pas encore en Autriche, ou alors il venait d'arriver. Il était à Hambourg, encore ou récemment. On peut entre autre le comprendre quand la bande des méchants s'appelle "les Pirates" ... à Hambourg il y a une statue de Klaus Störtebeker, certes de bien après 1933, puisque son sculpteur est né en 1930. Si les bons sont pas mal intéressés d'une répartition équitable des ressources, c'est à la limite parce que les Vitaliens (dont Störtebeker) s'appellaient aussi Likedeeler = réparteurs à égalité.

Si à Hambourg même les adultes se font mal dans les excès, je pense avoir vu des vomitoires à côté des toilettes en Allemagne du Nord (en passage en 2004, sur mon pèlerinage), ça explique aussi pourquoi dans le roman les enfants dépourvus de parents, ceux dans la bande d'Oscar Stettner, mangent chocolat et boivent limonade et bière jusqu'en avoir mal.

Mais encore plus important. Il commence à écrire quand son fils Thomas Henry Winterfeld (plus tard océanographe) avait la scarlatine. Quand un fils de dix ans a la scarlatine, on ne gaspille pas du temps en documentation minutieuse, on raconte. Tel est l'excuse de Henry.

Pour grâce ... j'avais l'impression, peut-être après vandalisme sur la wiki, que c'était en 1932 que le fils avait la scarlatine. Or, dans ce cas, le récit aurait pu lui inspirer en partie l'exile en Autriche. Un bon réfuge avant l'Anschluss. Comme déjà dit./HGL

mercredi 5 novembre 2025

Un sécularisme déplacé


Les Enfants de Timpelbach · Un sécularisme déplacé · Une excuse et une grâce

Imaginez qu'un auteur dont on sait une connection à une église évangélique aurait imaginé un récit placé dans un village du Mexique où l'on détestait de célébrer Santa Muerte, bien qu'on soit Catholiques. Ou placé dans un village de la Chine, où l'on n'aimait pas les dragons du Nouvel An Chinois. Dans le village en Mexique, personne ne dit "Santa María" et dans le village en Chine personne ne dit à quelqu'un en difficulté "que Bouddha soit avec toi" ... "guide tes pas" (bon, ça fait longtemps que je n'ai pas lu He Pao par Vink et encore plus longtemps depuis que j'avais accès à des BD avec Marco Polo et son ami le jeune Ouïghour, les Ouïghours étant au feu royaume de Qocho encore Bouddhistes au temps de Marco Polo). On aurait conclu, sans hésiter, que l'auteur, malgré le fait de cacher son biais anti-Catholique ou anti-religions-de-la-Chine, en avait, et qu'en écrivant, il avait sacrifié le réalisme à ce biais.

Je vais peut-être donner un jugement un peu plus clément que ça pour Henry Winterfeld, mais entretemps, Timpelbach, pourtant une ville catholique, n'est ni décrit par un Catholique, ni par quelqu'un qui connaît bien le Catholicisme. Et puisque le Catholicisme d'Autriche et d'Allemagne du Sud donne des "mauvaises vibrations" à certains, je vais faire un excursus. Non, si le Catholique de cette région et de cette époque avait une tendance antisémite assez prononcée (tendance assumée mais aussi retenue chez le régime auprès duquel Henry Winterfeld fleurissait à ce temps), ce n'est pas par fondamentalisme à propos la prière Oremus et pro perfidis judæis. Ce n'est pas en ignorant tout ce qui s'est passé depuis la Crucifixion. Ce n'est pas même en souvenir de martyrs garçons (Bx. Simon de Trente, que je considère effectivement égorgé par des Juifs, très minoritaires et mal à l'aise dans cette ville, Bx. Andrée de Rinn, pour lequel je pense plutôt que des Juifs strictement absents ont servi pour innocenter l'oncle que je considère comme le vrai coupable, probablement pour avoir l'excuse du lévirat pour épouser la mère du Bx. Andrée, veuve, mais ayant un fils, un héritier mâle, jusqu'à la mort d'Andrée). Non, c'est par une méprise, quelque part ridicule, mais pas incompréhensible, de ce qui se passait dans la Commune.

Récit réel, pour deux faits. D'un côté, les Rothschild soignent gratuitement les Communards, et en gratitude, quand ceux-ci pillent des villas des riches, ils épargnent les Rothschild. De l'autre côté, Auguste Blanqui est une ordure d'anticlérical, et il conseille ou ordonne aux communards d'égorger les ôtages, dont l'archevêque de Paris. Les deux fait ne sont pas cause et effet, ils sont deux effets séparés du fait que les Socialistes (d'une école anglaise) étaient à la fois contre l'Église Catholique et plutôt pour les Juifs et les Franc-Maçons, dont les Rothschild et Blanqui.

Récit raccourci. On omet que les Rothschild soignent gratuitement les Communards. On omet le mobile de la gratitude. On omet le rôle de Blanqui. La perspective qui en résulte est à peu près que les Rothschild manipulent la Commune à sa perte et aussi à l'égorgément des prêtres catholiques. C'est comme ça que les germanophones catholiques voyaient les relations entre Juifs, Socialisme et Anticléricalisme on ne peut plus farouche. On ne peut pas prétendre que la Révolution russe avait pu raisonnablement à leur changer les idées là-dessus. C'est comme ça, faut pas en vouloir plus que ça, même si vous êtes (par quelque hasard qui arrive parmi mes lecteurs) Juif.

J'espère avoir dédémonisé le Catholicisme sud-allemand et autrichien des décennies avant la Seconde Guerre mondiale, et je vais maintenant dire un mot sur le fait comment il manque au récit de Winterfeld.

Le héro et l'écrivain du récit dans le récit, Michael Manfred, a du flair pour les choses techniques. Il a vu comment on conduit une voiture, mais il ne l'a jamais fait. Il se planque et se trouve en train d'aller en arrière et il est arrêté par la statue de St. Matthieu. L'automobile s'arrête. La statue tombe. Je pensais pourtant que la statue se trouvait dans une fontaine un peu plus vaste, et je pensais que la fontaine allait amorcer l'essor en arrière de la voiture, mais bon. La statue tombe, et les enfants sont un peu choqués. Mais personne entre eux pense à dire "pardon, Matthieu" et personne ne fait un signe de la croix en prière de réparation. C'est comme si une statue de St. Matthieu à Timpelbach et une statue à Martin Luther par l'Église de St. Michel à Hambourg, c'est kif kif ... pas de quoi enthousiasmer personne.

En fait, personne ne fait un signe de la croix, personne ne dit "Jésus, Marie, à l'aide" (en allemand "Jesus, Maria, hilf!"), personne ne prie un Ave Maria, personne ne marmonne un chapelet.

Les enfants de Timplebach ne sont pas d'Autriche, surtout pas de l'Autriche de cette époque là, ils sont de Hambourg, ou Berlin, où Bismarck avait fait une œuvre parallèle à Jules Ferry et à Émile Combes, et où donc la jeunesse se passait assez bien de religion, à moins de verser dans l'idéalisme. Si vous connaissez le personnage Pony Hütchen et le roman Emil und die Detective, vous savez exactement de quel genre de jeunesse je pense. Personne ne prie, parce que personne a une foi prononcée en Dieu. Pour Berlin de l'époque d'Erich Kästner, pas mal vu. Très juste. Et le Hambourg que Henry Winterfeld avait connu avant de se réfugier en Autriche, pas trop différent. Mais Autriche était à cette Allemagne à peu près ce que Mâlines au temps du Cardinal Mercier était à la Troisième République. Le Catholique a une relation à la fois sacrée et personnelle avec St. Matthieu, même en simple statue. Winterfeld n'aurait jamais écrit pareil sur les téfilim d'un Juif harédi.

Et si Timpelbach a une église, pourquoi le curé est-il totalement absent de l'histoire ? Winterfeld l'ignorait peut-être, mais normalement une église catholique est desservi par un prêtre qui célèbre la Messe chaque jour. Imaginer que l'Église de St. Matthieu (c'est dit église et non chapelle !) ait pu rester vide, à part la sonnerie des cloches (que Winterfeld a le bon goût de noter), même en semaine, pour quelqu'un qui connaît la religion catholique, c'est de la pure folie. Ce n'est pas comme de nos jours de déchristianisation et de déruralisation, où le dénier de trois ou cinq églises de nos jours baisse en dessous le dénier qu'avait autrefois une seule, en termes du pouvoir d'achat. Ah non. Autriche des années 1930, le Catholicisme était fort (et il était le rempart du régime Austrofasciste et donc du réfuge qu'avait trouvé Henrey Winterfeld). Vous vouliez sortir de l'Église ? Vous deviez vous soumettre à une examination par psychiatre, ou en pays de Salzbourg, six semaines d'arrestation chez la police avant d'avoir le dossier considéré. Un Catholicisme tellement fort a une forte base populaire, il n'est pas possible d'imaginer un Timpelbach en 1937 qui aurait manqué du prêtre. À la limite, il aurait fallu expliquer que le vieux curé avait dû partir en hôpital et même alors un chapelain pour le remplacer temporairement aurait été trouvé quelque part à Kollersheim en moins de 24 heures.

Il est également impossible qu'un curé Catholique aurait délaissé son église pour obéir à l'injonction de la mairie. Il n'aurait pas délaissé la sacristie et encore moins le tabernacle à une ville remplie d'enfants voyous. Et il n'aurait pas délaissé les enfants non plus. Willy Hak au moins, ayant fait peine à un chat sans aucune nécessité ou utilité, se trouvait en péché mortel, et le prêtre aurait voulu être là pour entendre la confession, même si elle risquait de tarder.

Impossible également qu'il n'aurait pas fait d'objections au plan, et, Timpelbach n'étant pas Clochemerle, impossible qu'on ne l'aurait pas entendu. Et encore, s'il avait par quelque insouciance pu se déplacer avec les autres pour une excursion, impossible que les gardiens de frontière à l'Italie n'auraient pas respecté son avis qu'il fallait vite retourner aux enfants. Mais peut-être Timpelbach serat plutôt censé se trouver vers la frontière de Bavière, et pourtant, même NS par commodité, là-bas, ils auraient respecté un prêtre catholique. Les NS ont certes persécuté l'Église, mais en des mesures diverses, c'est plus facile de priver un évêque catholique de permis (il avait roulé vite en allant vers un mourant) s'il se trouve à Dresde (ville natale d'Erich Kästner) que s'il se trouve à Munich.

À part le mauvais goût sur la statue, il y a un manque très pertinant de documentation sur le genre de situation, un manque de réalisme. Ce n'est pas à Cornouailles que les hommes portent le kilt et jouent Scotland the Brave en cornemuse, c'est en Écosse. Ce n'est pas au Texas qu'on parle une langue sœur de l'Anglais, le Braid Scots. Ce n'est pas une ville minière près de Lille où on fait la sieste avec un apéro de pastaga et joue la pétanque. Et ce n'est pas non plus en Autriche ou Bavière de cette époque que la religion chrétienne, de toute manière protestante, se fait invisible, sauf pour les très intéressés. Une ville autrichienne de 1937 n'a pas une population d'enfants issus de Berlin de 1929, dont Pony Hütchen. On comprend pourquoi le roman est apparu en Suisse et non en Autriche où se trouvait l'auteur.

Hans Georg Lundahl
Cergy
Sts. Zacharie et Élisabeth
5.XI.2025

Sancti Zachariae, Sacerdotis et Prophetae, qui pater exstitit beati Joannis Baptistae, Praecursoris Domini.

Item sanctae Elisabeth, ejusdem sanctissimi Praecursoris matris.

PS, j'ai trop peu dormi. J'avais écrit ceci :

Je vais peut-être donner un jugement un peu plus clément que ça pour Henry Winterfeld


et pourtant je ne suis pas arrivé. Mon jugement sur lui, c'est, vu que les Autrichiens parlent l'allemand, il avait jugé l'Autriche, au fond des choses, pas trop différent du Hambourg qu'il avait connu. Il ne s'était simplement pas rendu compte de ce qu'il faisait comme bourde./HGL

mardi 4 novembre 2025

Les Enfants de Timpelbach


Les Enfants de Timpelbach · Un sécularisme déplacé · Une excuse et une grâce

Tout d'abord, Mr. Henry Winterfeld a fui l'Allemagne en 1933, en Autriche. Pour certains (oui, il en était) très naturel de fuire l'Allemagne en 1933. Et puisqu'il ne quitte pas l'Autriche avant 1938, il n'a pas dû se sentir incommodé par l'Austrofascisme. En 1937, son roman est publié en Suisse. Entre autres choses, ça explique que la voiture la plus voyante du roman a encore une manivelle — même si elle marche aussi sur clef.

En plus, l'Italie étant sous Mussolini explique peut-être le délai des parents ... eh oui. Des parents outragés par le désordre semé par des jeunes de Timpelbach (à l'original Timpetill), curieusement sans ados plus âgés de 13 ... si ce n'est que les 14 et plus âgés sont en pension à Kollersheim pour le Gymnasium, Real-Gymnasium ou Realschule (trois versions du lycée en Autriche). Ces parents outragés, donc, font une conférence dans la mairie, décident de partir pour une journée pour laisser les enfants se débrouiller tous seuls, ayant pris le train à Kollersheim, ils vont en excursion dans une forêt, se trompent de sens, et sont arrêtés par des troupes frontaliers de l'autre pays. À Tyrol, ça pourra être l'Allemagne dans la Bavière, l'Italie dans la Lombardie ou dans le Tyrol de Sud ou Suisse dans les Grisons. Et ce sera des jours avant qu'ils puissent finalement revenir à la ville. Peut-être la publication en Suisse a été motivé pour qu'en Autriche il n'y ait pas de soucis avec les Italiens ou Allemands irrités pour cette description.

1937 ? C'est donc tellement avant Sa majesté des mouches que Bilbon le Hobbit est avant le premier volume du Seigneur des Anneaux. Ce n'est pas parce que le temps que les enfants sont laissés à eux-mêmes est plus court chez Winterfeld que chez Golding, que ça finit mieux. Aussi, les enfants sont chez eux, ils ne sont que provisoirement coupés des conforts de la civilisation (les parents avaient coupé l'eau et l'électricité), et les habitudes sages des temps des parents sont les meilleurs pistes pour les retrouver (avec un tout petit peu de techniques de cambriolage avec). Mais, peut-être 1954 était une année plus sombre que 1937 et Golding, irréligieux qui garde de ses origines chrétiennes protestantes l'idée du péché originel, dans la version protestante exaggérée, plus sombre que le serait un Catholique ou que le serait encore ... comme Winterfeld ... un Juif. En plus de Hambourg, aire luthérienne et donc essentiellement néopaïenne.*

Sachant qu'il était Juif, j'ai moins de goût encore pour la scène avec la statue de St. Matthieu (raison probable de la non-publication en Autriche**). Mais au moins on peut dire que la statue sauve une vie, à peu près. Il s'agit d'un garçon derrière le volant. Oui, sans permis. Vous aviez quelle expectation sur un livre où les enfants sont laissés tous seuls dans la ville ?

Mais, à différence du Golding, chez Winterfeld, au moins ce roman, même les voyous ne commettent pas de meurtres. En allemand, ses romans sur Caïus (jeune détective des temps romains) sont plus lus, je ne sais pas s'ils contiennent des meurtres./HGL

PS, ne cherchez pas Timpelbach, ou Kollersheim, sur la carte, c'est comme de chercher Syldavie sur une carte du Balkan./HGL

* Joyeuse, pas forcément pour les sdf.
** Catholique d'une manière très confessionnelle.

mercredi 30 octobre 2024

Est-ce que St. Paul interdit le manga ou l'animé ?


Je ne parle pas de telle ou telle œuvre à cause du contenu.

C'est fort possible que Love Hina offense, par le délai prolongé entre première attraction et le mariage, contre l'adage :

Mais s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.
(I Cor 7)

Et par le fait que Keitaro soit obligé de tellement prendre du mentorat de son frère aîné, contre l'adage, pas paulin mais dominical cette fois :

Et ne donnez à personne sur la terre le nom de Père ; car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est dans les cieux. Qu’on ne vous appelle pas non plus Maître ; car vous n’avez qu’un Maître, le Christ.
(Matth. 23)

Ou, on pourrait considérer que le manga en question illustre comme satire sociétal ce que St. Paul avait prévu :

des doctrines diaboliques ; enseignées par d’hypocrites imposteurs qui ont la marque de la flétrissure dans leur propre conscience ; qui proscrivent le mariage,
(I Tim 4)

Et ceci entre autre à des gens qu'on considère encore pas suffisamment réussis ... ce qui pourrait donc rendre Love Hina (à part certaines scènes trop cocasses) licite.

Non, je parle du genre. Certains aimeraient citer :

Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai laissé là ce qui était de l’enfant.
(I Cor 13)

Certains prétendraient que, pathologique ou non dans le sens physique, à la limite "le syndrome de Peter Pan" serait au moins un péché. À savoir contre cette injonction de l'Apôtre ... qui n'en est pas.

Un temps quand j'étais enfant, je trouvais encore fantastique l'idée de pouvoir mettre les mains dans la poche et sortir exactement le montant désiré pour l'achat.

D'un côté, sans de travailler pour (attention, je fais mon boulot* d'écrivain), ni d'en recevoir comme cadeau par quelqu'un qui en avait davantage de droit direct. Mais d'un autre côté, depuis, j'ai compris le sens de la fin de cette série**. Un revenu sans travail*** implique un vide dans la poche de quelqu'un qui travaille. La morale est à peu près celle de L'Ile des Naufragés par Louis Even. Ceci, j'étais à l'âge de sept ans (le temps de la série en télévision) pas très apte à capter. St. Paul parle de cette expérience universelle, de mûrir. Et il l'utilise comme illustration que tous les sauvés nous comprendrons à la fin que "l'amour vaincra" ou pour parler de la source de Frère Paul-Adrien° :

Maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité ; mais la plus grande des trois c’est la charité.
(I Cor 13, un peu plus loin et le dernier verset)

Pour revenir brièvement à ce garçon aux pantalons à l'or, s'il comprend à la fin qu'il faut restituer, c'est pas sans conséquence qu'il s'appelle Mats — le suédois pour Mathias ou Matthieu. Quand il fait ça en donnant aux assoc., ce n'est pas sans conséquence qu'il s'appelle Nilsson en nom de famille. Nils étant le suédois pour Nicolas.

Le point est, St. Paul ne fait aucune injonction contre que ce soit syndrome de Peter Pan ou que ce soit de traduire St. Thomas d'Aquin en des termes quottidiens ce qui souligne le côté que certains trouveraient naïf ou enfantin ou même infantil et (que Dieu les convertisse !) niais.°° Je dirais au contraire que de chercher une aura d'adulte sérieux pourrait parfois enfreindre l'injonction dominicale :

Ils aiment la première place dans les festins, les premiers sièges dans les synagogues, les salutations dans les places publiques, et à s’entendre appeler par les hommes Rabbi. Pour vous, ne vous faites point appeler Rabbi ; car vous n’avez qu’un seul Maître, et vous êtes tous frères.
(Matth. 23)

On vient de prétendre comme réfutation des évangiles que le titre "rabbi" ou "rabbin" n'existait pas au temps de la vie terrestre de Notre Seigneur. Paraît pas trop grave, je pense que les contextes dans les Évangiles pourraient s'expliquer comme un honorifique un peu moins formel, genre comme au japonais "sensei" ... ou comme mentor. Quand je pense à ma lecture Du Rabbin Small et je regarde ce qui se trouve en I Tim, je pense possible que la fonction de rabbin chez les Juifs talmudiques (et dérivés) a pu se former avec un regard furtif (surtout pas avoué) sur la fonction de l'évêque chez les Chrétiens.

Si j'ai raison en ceci, et Jaïre me semble donner raison, car St. Marc l'appelle pas "rabbi" ou "rabbin" mais un des chefs de la synagogue, Jésus critique alors pas la recherche d'une position hiérarchique bien définie (au contraire loué en I Tim 3), il critique l'ambition d'être pris au sérieux, de paraître solide, d'avoir l'approbation des autres comme quasi-confirmation de sa solidité. C'est le programme tout contraire au celui de certains psys qui prétendent "guérir" du syndrome de Peter Pan.

Il y a certains moralistes pour qui la "paralittérature" et la "culture populaire" sont par définition en déficit moral. Je pense que tout simplement leur position n'est pas celui de l'Église catholique, et si certains prendraient l'époque qu'on mit en garde contre Hollywood, soyons clairs qu'avant le code Hays, pas mal de films de Hollywood avaient des scènes trop cocasses, qui dépassaient le fan service. Ce n'est pas simplement le cas que la culture populaire en tant que telle était vue comme pécheresse.

Déjà, par exemple, dans l'encyclique DIVINI ILLIUS MAGISTRI, avons-nous exprimé le regret de voir "ces puissants diffuseurs, susceptibles de collaborer magnifiquement à l'enseignement et à l'éducation s'ils étaient au service de la vérité, devenir, hélas! trop souvent les pourvoyeurs de gains immondes et de plaisirs exaltant le vice". (A. Ap. Sed., 1930, vol. XXII, p. 82).


Dans la suite de Vigilanti cura, pape Pie XI souligne que le respect de la décence n'a pas baissé les revenus, bien au contraire, et on peut en conclure que c'est de Hollywood qu'il parle, pas d'un cinéma "d'art" dit tel par contraste avec le cinéma commercial :

On avait également prédit, mais sans fournir de raison plausible, que, du fait de la croisade, les capitaux engagés dans l'industrie cinématographique subiraient de sérieux dommages. Il n'en fut rien. Nombreux sont, en effet, les amateurs de cinéma qui s'en étaient éloignes avec horreur à cause des profanations qu'ils y voyaient infliger aux bonnes moeurs, et qui se sont empressés d'y revenir dès qu'ils ont pu se convaincre que les spectacles n'offensaient plus l'honnêteté chrétienne ou simplement humaine.


Il se trouve qu'en partie le pape a été trompé dans les faits.°°° Comme dit, Queen Christina le film est un insulte à la reine abdiquée de mon pays. J'ai vu son tombeau dans la Basilique Saint-Pierre, d'ailleurs. (Oui, 41° 54′ 08″ nord, 12° 27′ 12″ est, comme dans une lecture mauvaise du sextant par les Dupont).

Mais ce qui reste sûr, Pape Pie XI ne condamna pas la culture populaire en tant que telle, et Tintinophile que je suis, Astérigophile aussi, j'en suis soulagé.

Hans Georg Lundahl
Paris
Veille de Toussaint
31.X.2024

* Voir ma production de septembre, par exemple :

Production September 2024

Et mon lectorat, par exemple les statistiques de deux semaines en septembre :

Statistique de deux semaines

** Pojken med guldbyxorna, pas juste la série de 1975, mais aussi comme livre de 1967, mais je l'ai vue en télévision. Auteur Max Lundgren.

*** Y compris travail d'un donateur.

° Dont le contenu est parfois moderniste en doctrine, genre il est contre le créationnisme.

°° Par exemple de traduire "puissance" par "possibilité" à part quand il s'agit d'une puissance active d'un agent (d'un agissant !) — car il s'agit d'un pouvoir-arriver ou d'un pouvoir-faire, tout simplement ça.

°°° Je donne quelques critiques contre la League of Decency en ce post d'il y a quelques années :

Michael Matt Overpraised Legion of Decency and Denigrated Greydanus beyond Demerit
https://assortedretorts.blogspot.com/2018/03/michael-matt-overpraised-legion-of.html


Et en ce post, à moins qu'ils ignoraient les détails :

Was the Catholic League of Decency Catholic, Back Then?
https://assortedretorts.blogspot.com/2022/05/was-catholic-league-of-decency-catholic.html

jeudi 15 août 2024

"L'invitation au voyage avec Corto Maltese"


Je viens de lire Océan Noir · Corto Maltese, BD accessoire en "Fantomen" ? · Un autre, pas Cort (o Malt) ese, mais Cortese · "L'invitation au voyage avec Corto Maltese"

C'est une des publicités pour la grande exposition Corto Maltese à notre Pompidolienne.

C'est d'un côté juste. De l'autre, ça me rappelle un autre auteur qui "invite au voyage" ...

Regardons quels livres de Karl May étaient traduits en italien en 1967, quand Hugo Pratt commence "Una ballata del mare salato"

Nelle terre del profeta - Milano - Tip. Vecchi - 1934
Il tesoro del Lago d'Argento, traduzione di Angelo Treves - Milano - Sonzogno - 1939, romanzo western
La fattoria nel deserto: romanzo di avventure, traduzione di F. Federici - Milano - V. Bompiani e C. - 1955, romanzo western
Le avventure di Mano-di-Ferro, traduzione di Rita Banti - Firenze - Salani - 1956, romanzo western
I Figli del Sole (Das Vermächtnis des Inka) - Firenze - A. Salani - 1959, romanzo di avventure
Mano-di-Ferro sul sentiero di guerra - Firenze - A. Salani - 1961, romanzo western
L'invincibile Mano-di-Ferro, traduzione di R. Banti - Firenze - A. Salani - 1962, romanzo western
I Figli del Sole (Das Vermächtnis des Inka) - Firenze - Salani - 1962, romanzo di avventure


Nelle terre del profeta — je ne suis pas sûr si l'endroit est le Soudan (16.—18. Im Lande des Mahdi I—III) ou l'Empire Ottoman (1. Durch Wüste und Harem (1892, ab 1895 Durch die Wüste), 2. Durchs wilde Kurdistan (1892), 3. Von Bagdad nach Stambul (1892), 4. In den Schluchten des Balkan (1892), 5. Durch das Land der Skipetaren (1892), 6. Der Schut (1892)), je pense plutôt le premier. Conférons pour Corto Maltese, Les Éthiopiques.

Il tesoro del Lago d'Argento (Der Schatz im Silbersee), c'est le Wild West. La fattoria nel deserto, Le avventure di Mano-di-Ferro, Mano-di-Ferro sul sentiero di guerra, L'invincibile Mano-di-Ferro aussi, pour le premier je ne sais pas lesquels, pour les trois autres, je pense 7.—9. Winnetou I—III.

I Figli del Sole (Das Vermächtnis des Inka), Amérique du Sud. Conférons pour Corto Maltese Sous le signe du Capricorne, Corto toujours un peu plus loin, Tango et aussi parties du fan fiction par Martin Quenehen et Bastien Vivès, Océan Noir.

Notons que si, pour la période de la Révolution russe, on a un Corto Maltese, Corto Maltese en Sibérie, pour la période Tsariste, on a un roman sur "das Kleeblatt", à savoir Zobeljäger und Kosack.

Il semble que Hugo Pratt n'était pas encore Franc-maçon au début de Corto Maltese, Karl May de son côté rêvait de devenir Franc-maçon un moment donné, mais c'est controversé s'il ait réalisé ce rêve.

La loge attire un certain type d'hommes, et à mon avis pas forcément les meilleurs raconteurs. Karl May, je le pose devant Hugo Pratt, mais derrière mes lumières de plus tard (C. S. Lewis, J. R. R. Tolkien, G. K. Chesterton, Hilaire Belloc), chez lesquels orthodoxie chrétienne (sauf que Lewis était anglican) et clarté d'écriture (chez tous) et bonne inspiration romancière (sauf chez Belloc) coïncident.

Bien entendu, l'idée d'un voyage dans les pages, c'est noble. Il y en a aussi chez Evert Taube. Sinon frère des loges, au moins habitué. Un peu difficile de faire carrière en musique si on boude systématiquement les loges, pour la Suède. Oui, il était balladeur. Il écrivit aussi des récits de ses voyages, comme Belloc aussi. Dans les deux la religion catholique est évoquée, chez Belloc parce qu'il était un Catholique, chez Taube, parce que, ayant rencontré un prêtre, il était choqué de ses opinions quasi Feeneyites (c'était en Amérique du Sud, je pense).

Et si Hugo Pratt avait été davantage intéressé de ses ancêtres jacobites que de l'ésotérisme ?

Hans Georg Lundahl
Paris
l'Assomption de N. D.
15.VIII.2024

samedi 27 juillet 2024

Corto Maltese, BD accessoire en "Fantomen" ?


Je viens de lire Océan Noir · Corto Maltese, BD accessoire en "Fantomen" ? · Un autre, pas Cort (o Malt) ese, mais Cortese · "L'invitation au voyage avec Corto Maltese"

Si je me souviens bien, la BD de l'album Les Celtiques, qui met en scène Obéron a été sérialisé en Fantomen.

Le magazine en question donne à la fois Le Fantôme et des BD accessoires, dont, selon ma mémoire, une fois cette chose d'Obéron dans le monde Corto Maltese. M'a plu davantage que d'autres extraits de Corto, mais en général, Corto m'a moins plu que Le Fantôme en soi.

Je note que Pratt était en partie Juif et Franc-Maçon, Lee Falk était Juif, à ma meilleure connaissance pas Franc-Maçon.

Une critique française a qualifié Corto Maltese d'onirique. C'est vrai, même un peu trop. Il m'est arrivé d'acheter le numéro suivant de Fantomen pour une série du Fantôme, mais pas pour une série de Corto Maltese. La fois que je l'aurais presque fait est, quand Corto Maltese mit en scène Obéron.

Ça me fait bien d'avoir lu la fin de cette histoire, mais je reste pas vraiment un fan inconditionnel.

Lee Falk et Stan Lee, Juifs américains, sans appartenance à la Maçonnerie, me ressemblent davantage que Hugo Pratt ou Rudyard Kipling, Franc-Maçons.

C'est de Stan Lee (Juif agnostique) que j'ai l'info tellement primordial que trois choses effraient les vampyres :

  • l'ail
  • le Crucifixe
  • les prières en latin.


Un autre agnostique, en partie d'origine juive, m'a aussi encouragé de devenir Catholique. Mon grand-père, par ses propos à ma mère. Il n'était pas religieux, mais la religion selon lui la plus juste, c'était l'Église catholique.

Par contre, aucun raconteur m'encourage de devenir Franc-Maçon ou pareil. Hugo Pratt ne rend pas alléchante la Gran Loggia d'Italia degli ALAM. Kipling va pas m'attirer à Lahore Masonic Temple. Dan Brown ne me fait pas rêver de Psi Upsilon. Et sur mon grand-père, par une épisode révélé par sa veuve m'en décourage. Les maçons lui ont offert une pension, il l'a refusé.

Mais en plus, ils sont inférieurs à Lee Falk et Stan Lee, et à Hal Foster, à mon goût. Et ceux-ci ne sont pas tout à fait à la hauteur de C. S. Lewis, J. R. R. Tolkien, G. K. Chesterton. Pour Belloc, je suis divisé, lui, comme Brasillac, moins les romans, mais bien certains d'autres proses, surtout Belloc.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. Pantaléon de Nicomédie
27.VII.2024

PS, une Rachael Salzmann sur Quora dit avoir essayé de relire Le Monde de Narnia comme adulte, et qu'elle se trouvait incapable d'ignorer "the Christian crap" qu'elle avait réussi à ignorer comme enfant. Par contre, elle ne considère pas que la relecture serait infantile.

Elle n'est pas Chrétienne et n'aime pas Le Monde de Narnia. Je suis Chrétien, et j'aime Le Monde de Narnia./HGL

samedi 13 juillet 2024

Je viens de lire Océan Noir


Je viens de lire Océan Noir · Corto Maltese, BD accessoire en "Fantomen" ? · Un autre, pas Cort (o Malt) ese, mais Cortese · "L'invitation au voyage avec Corto Maltese"

Il me semblait depuis l'expo que le Corto Maltese "canonique" d'Hugo Pratt s'arrête en 1936 ... quand j'ai vu une référence à 1945, j'ai revérifié l'auteur.

Corto Maltese (Quenehen et Vives)
Casterman, 01 Septembre 2021
https://www.bdtheque.com/series/21272/corto-maltese-quenehen-et-vives


Conférons la wiki :

Hugo Pratt, nom de plume d'Ugo Eugenio Prat, né à Rimini en Italie le 15 juin 1927 et mort à Pully en Suisse, le 20 août 1995, est un auteur de bande dessinée italien. Son œuvre la plus connue est Corto Maltese (1967-1991), ...


Il y a des trucs à dire sur la BD. Mais avant tout, j'y trouve un "Raspoutine" qui est aussi appelé "clochard céleste" une fois.

Vu que des gens m'ont comparé à Raspoutine, vu qu'on m'a parfois qualifié de clochard céleste, j'espère que ce personnage assez sinistre ne soit pas comment certains m'apperçoivent !

Car moi et Bastien Vivès, ce n'est pas six degrés de séparation. Lui à fait beaux-arts avec une demoiselle dont je tairais ici le nom. Moi, je l'ai cherchée sur le Chemin de St. Jacques après de l'avoir connue dans une ferme de fraises au Danemark. Entretemps, elle est mariée et mère, je ne la cherche plus. Mais le fait que je l'ai fait dans le passé ne donne pas le droit de falsifier la perception de moi, même dans un cercle très restreint, si le résultat est qu'on me considère comme totalement un autre type que je suis.

J'espère vraiment que l'allusion de Bastien Vivès soit très, très légère, qu'elle ne soit pas comment dans ce genre de cercles on m'apperçoive ! Le personnage BD est quelqu'un dont on peut dire qu'il a brûlé la tête. Je n'aime pas l'idée qu'on me considère comme ça./HGL

PS — et la BD ? Une autre fois. D'abord, un peu à communiquer avec Mr. Vivès ....

jeudi 3 août 2023

J'ai revisité Caryl Férey ce matin


gm b1 lou : Imaginons qu'un Bouddhiste allait décrire la révolte Mahdiste · J'ai revisité Caryl Férey ce matin · New blog on the kid : L'avortement et la contraception mauvais, à part la dignité humaine et de notre sexualité, créée pour procréation ? · Préjugés contre Catholiques et contre Évangélistes · Préjugé d'ignorance, partie I · Préjugé d'ignorance, partie II · Et le préjugé de la haine, alors ?

Dans la nouvelle, il prétend que Larkam aurait passé par les mailles de l'administration grâce à son statut d'Évangéliste.

À part, comme dit, l'impossibilité d'imaginer des parents Évangélistes se séparer de leurs enfants (les Évangélistes réels, dès qu'ils sont de confession baptiste, pentécôtiste, mennonite, foursquare, The Walk, dont j'ai des souvenirs de cet été aux États-Unis, considèrent que le salut des tout-petits ne se joue pas par le baptême, mais par le "manteau spirituel" des parents), j'ai mal à comprendre en quel pays le fait d'être Évangéliste aurait pu conférer un statut. Bon, il y a bien entendu le statut d'organisme religieux, en pas mal de cas exempte d'impôt, genre "association loi de 1905" en France ou Section 501(c)(3) de l'IRS aux États-Unis, mais de là à imaginer que l'organisation privée d'une évacuation d'urgence d'enfants, l'équivalent de ce que Churchill fit en connexion avec le Blitz de Londres, ce qui est la situation de base de la nouvelle, c'est de l'hystérie pure et dure.

Y a-t-il un agenda derrière cette hystérie (exprimée, sinon ressentie) ? Oui, il y a sur la page 78 trois questions posées à Caryl Férey.

Il se trompe sur le nombre d'évangélistes, 800 million étant un chiffre proposé pour les Protestants en général (entre ça et un million), et le chiffre pour les Évangélistes c'est 660 million selon la wikipédia française, 619 selon celle de langue anglaise qui précise que le chiffre est pour 2016.

Il considère que le soutien à des types comme Trump et Bolsonaro est fréquent. Au contraire, pas mal d'Évangélistes sont d'une politique progressiste.

William Rehnquist ne soutenait pas l'opinion de la cour en Roe v. Wade, il était Luthérien. Byron White non plus, il était Épiscopalien. L'opinion de la cour était exprimé par Harry Blackmun, qui en tant que Méthodiste serait davantage apte a considérer comme Évangéliste. Warren Burger était Presbytérien, pas forcément Évangéliste, mais pas forcément pas. Potter Stewart n'était probablement pas Évangéliste, car Skull and Bones, à part ça Épiscopalien. William J. Brennan Jr. était surtout un homme de l'armée, malheuresement une honte pour l'Église catholique dans cette affaire. William O. Douglas était Presbytérien, dont le père pourrait bien passer pour Évangéliste. Thurgood Marshall Anglican. Lewis F. Powell Jr. Presbytérien.

Avant Ralph Reed, les Évangélistes des États-Unis étaient souvent de gauche. Jimmy Carter était Évangéliste, même de confession baptiste et diacre dans sa congrégation et soutenu par des Évangélistes, probablement la plupart.

The Atlantic : The Experiment Podcast: ‘Evangelical’ Is Not a Religious Identity. It’s a Political One.
https://www.theatlantic.com/podcasts/archive/2021/05/evangelicals-republican-voters/618845/


Notez aussi qu'on parle de "white Evangelical vote" - les Évangélistes noirs et hispaniques sont souvent de gauche. Ce que déplore Allie Beth Stuckey, commentatrice évangéliste / calviniste et fille d'un père politicien républicain. Les Évangélistes au Canada ne se reconnaissant pas forcément dans les politiciens de droite là-bas.

Mais en plus, c'est assez odieux de comparer ceux qui votent Trump ou Bolsonaro à des Djihadistes et malheureusement Caryl Férey le fait :

On peut pousser la comparaison avec les recruteurs de l'État islamique.


Je ne sais pas lequel des éducateurs du système français qui aurait fait, avant Caryl Férey, cette comparaison, mais je sais que si quelqu'un le fait, c'est qu'il est jaloux qu'il y a quelqu'un d'autre, parent ou pasteur, qu'eux-mêmes, qui a accès aux convictions des jeunes. En Norvège, une famille d'Évangélistes a momentément perdu leurs enfants, pour une ou deux fessées et pour avoir exprimé la conviction que la fessée est correcte. ET parce qu'ils étaient "trop chrétiens" ... Il a fallu des protestations internationales pour réunir les enfants Bodnariu (père roumain, mère norvégienne) avec leurs parents. Au lieu de cibler comme séparant enfants des parents un Évangéliste fictionnel, Larkam, comment serait-ce de le faire à propos des services, pardon, sévices publiques comme les DDAS, qui le font pour sécularisme fanatique réel ?

Le scénario de base comporte un monde clos, prétendument dans un monde extérieur devenu invivable. Ceci est la prémisse de Logan's Run, film en 1976, série télévisé entre 77 et 78 - et populaire parmis les Évangélistes. Certes, ils ont pu considérer que les idéologies athées et sécularistes allaient y mener, à la dystopie décrite, mais ils n'ont pas eu le mauvais goût de mettre des noms de mouvances réelles dans la fiction, pour les noircir. Sexmission reprend l'idée, là, le féminisme est assez directement ciblé, mais juste le plus farouche. Juliusz Machulski n'a à ma connaissance pas fait des commentaires dénigrant des femmes qui veulent simplement avoir salaire égal pour travail égal, ou un patron qui ne se rêve pas en séducteur. Juliusz Machulski n'a pas dénigré Antoni Czajkowski.

Mais Caryl Férey se fait prêcheur de haine vis-à-vis des prétendus "800 millions" parce qu'ils ont soutenu Trump ... ce qui est vrai pour 77 % des Évangélistes blancs, contre 16 % pour la Clinton, à une proportion totale de 20 % des votants. Les Protestants noirs n'étaient pas divisés en évangélistes ou "mainline".

Pew Research Center : An examination of the 2016 electorate, based on validated voters
REPORT | AUGUST 9, 2018
https://www.pewresearch.org/politics/2018/08/09/an-examination-of-the-2016-electorate-based-on-validated-voters/


62 984 828 avaient voté Trump, 65 853 514 Clinton, le total des votants était donc 128 838 342 - dont 20 % d'Évangélistes blancs qui ont voté à 77 % pour Trump, ce qui fait 19 841 105, soit un peu moins que 20 millions.

Le Brésil a 203 062 512 habitants, dont 65 millions d'Évangélistes. À 32 % de la population, et tous n'ayant pas suivi la directive de voter Bolsonaro, ils n'ont pas pu à eux seuls décider l'élection. D'ailleurs, Jair Bolsonaro lui-même est Catholique.

65 millions plus 20 millions, c'est 85 millions. Un peu plus que 10 % du nombre que Caryl Férey leur prête, un peu moins que 14 % du nombre que la wikipédie anglophone leur prête, et pour ces gens là, Férey voudra démoniser le reste ?

Notons-le, je ne suis pas contre ce que Trump fit, notamment en nommant certains des juges derrière la décision Dobbs. Caryl Férey fait l'équivalent de vouloir démoniser tous les Musulmans de la France en référence à l'État islamique et à Erdogan. S'il avait fait ça, sans doute qu'il aurait alors eu des problèmes d'avoir une publication en Science et Vie Junior, et qu'un journal l'ayant publié aurait eu des plus gros problèmes juridiques que l'année passée tombait sur Rivarol.

Hans Georg Lundahl
Paris
Retrouvaille de St. Étienne Protomartyr
3.VIII.2023

Hierosolymis Inventio beatissimi Stephani Protomartyris, et sanctorum Gamalielis, Nicodemi et Abibonis, sicut Luciano Presbytero divinitus revelatum est, Honorii Principis tempore.

PS - il y a une grande diversité dans leur attitude envers les Catholiques. En Suède, les Évangélistes peuvent être assez pro-Catholiques. Au Mexique, assez anti-Catholiques. Mais pour un Mélenchoniste, l'anti-catholicisme n'est peut-être pas un problème, ou trop grand ?/HGL

mercredi 2 août 2023

Imaginons qu'un Bouddhiste allait décrire la révolte Mahdiste


gm b1 lou : Imaginons qu'un Bouddhiste allait décrire la révolte Mahdiste · J'ai revisité Caryl Férey ce matin · New blog on the kid : L'avortement et la contraception mauvais, à part la dignité humaine et de notre sexualité, créée pour procréation ? · Préjugés contre Catholiques et contre Évangélistes · Préjugé d'ignorance, partie I · Préjugé d'ignorance, partie II · Et le préjugé de la haine, alors ?

Celle, notamment, de Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi. Petit bémol, le Bouddhiste ne connaît rien sur l'Islam. Les prisonniers décapités le seront avec coup de karaté, on y trouvera références à la réincarnation, des chapitres (même pas sourates) du Coran seraient décrits comme les trucs qu'on trouve dans la bibliothèque de Lhassa, les livres qu'on tire d'un grand tas de livres, qui décrivent un tas de biographies pendant des réincarnations infinies et la biographie tirée peut être d'un homme ayant vécu il y a une million d'années en Inde entre Hindous et Bouddhistes. Obéir au Mahdi aide à se débarasser du karma pour aller au Nirvana. Ridicule, non ?

Science et Vie Junior, Hors-Série 159 du mai cette année n'est pas plus compétent dans la nouvelle qui est censée décrire des Évangélistes dans une secte apocalyptique.

Dans mon enfance, les années de préadolescence, j'ai frôlé beaucoup de mouvances chrétiennes plus ou moins indépendantes, dont, un petit peu, des Évangélistes. Ma mère n'avait pas une idée très décidée de confessionalité, et on pouvait changer entre les dimanches, parfois Catholiques à Vienne, parfois l'Armée du Salut deux ou trois samedis les Adventistes (pour honorer mon père et ma grand-mère paternelle), souvent un groupe qu'on appelle The Walk, qui semble avoir été plus abusif envers d'autres que ma mère l'a permis d'être envers nous (nous coupions contact quand ce truc voulait donner l'ordre à ma mère d'aller au Canada plutôt que de poursuivre ses études de médecine à Vienne, d'ailleur les abus, c'était révélé en 2018, donc commis par des gens une génération après ceux que nous connaissions). Je suis à la fin devenu Catholique, après un détour chez les Luthériens.

Je viens de lire la nouvelle de Caryl Férey, et je suis incapable de reconnaître l'atmosphère des Évangélistes que j'ai connus dedans.

D'abord, pourquoi est-ce que Larkam est juste Larkam ? Prénom, "frère" untel ... John Robert Stevens on l'appela "Brother Stevens" (comme dit, j'espère que les abus étaient après son temps). On aurait pu l'appeler "Brother John" dans d'autres contextes, ou "John Robert" ... jamais, grand jamais, juste "Stevens" ... et pourquoi "guide spirituel" plutôt que "pasteur" ? Ça fait davantage soit abstraction ("l'Ayatollah est le guide spirituel des Chiites d'Iran"), soit New Age, qu'Évangéliste.

Ensuite, Larkam exige l'esclavage sexuel de fait par obéissance. Pas une trace de tentative d'être séductif. Imagine de décrire Elvis Presley en tant que dragueur dans les traits de Lloyd "so you're telling me there is a chance?" (Dumb and Dumber ou La Cloche et l'Idiot). Ravi Zacharias s'est avéré être un abuseur sexuel, mais réel, la nouvelle s'est repandue vite après son décès le 19 mai 2020. Il était un grand tombeur, jamais il ne se serait contenté de dire à une femme qu'il voulait draguer "tu dois m'obéir que je te plaise ou non, car j'ai l'autorité" ... dans la situation de la nouvelle, certes, Larkam était un peu davantage coincé avec peu de choix, car il n'y avait que deux adolescentes, dont la première vient déjà de mourir.

En plus, pourquoi cette première, Jeanne, entre l'âge de 15 quand l'isolation commence, et 18, peu avant sa mort, ne tombe-t-elle jamais enceinte avec Larkam ? Pourquoi n'a-t-il pas cherché à la faire figurer comme sa femme ? Comme moi, les Évangélistes ont davantage de préjugés contre l'avortement (bien à raison) que contre les filles qui se marient jeunes (aussi bien à raison).

Ensuite, l'héroïne le héro n'a aucun problème de le mettre KO quand elle il voit ce qui se passe. Genre, l'emprise n'existe pas ?*

Mais le pire, ils sont censés être Évangélistes. Et aucun semble avoir ou avoir eu quelque chose qui ressemble même vaguement à une relation personnelle avec Jésus. Si St. François de Sales recommande des dialogues imaginaires internes avec Jésus, les Évagélistes sont plutôt au niveau de les exiger - mais pas ces Évangélistes là. Chose qui va avec, cinq ans après les faits, aucun des ados ou enfants dans la grotte est resté Évangéliste. Rien ne les aurait attaché à cette religiosité à part la seule personne de Larkam, dont ils se seraient rendu compte de l'abusivité. Même les petits enfants ayant retourné chez leurs parents qui étaient justement Évangélistes bien avant de connapitre Larkam ?

Ce qui renvoie à encore une impossibilité. Pourquoi une secte apocalyptique extrême évangéliste enverrait-elle des petits enfants vivre en dehors de la famille que les parents constituent ? Si ce serait calqué sur la situation au début de L'Armoire magique, c'est Churchill qui avait décidé que les enfants seraient envoyés à la campagne (ou loin de Londres) à des familles d'accueil. June Flewett, dame Freud, était une évacuée qui logeait chez C. S. Lewis. Et lui, Churchill, c'était un Anglican avec une éthique de responsabilité plutôt que de conviction. Les parents qui s'entranchaient près de la frontière, étant Évangélistes, pourquoi auraient-ils lâché leurs enfants avec Larkam ?

Parce qu'il est influent chez les Évangélistes avant de se mettre dans l'abri ? On ne le devient pas avec un tel manque de charisme. Que quelqu'un me voie en train de poser assis avec une pancarte avec un blog, et qu'il imagine que je serais devenu voyageur de commerce ? Kent Hovind a été commerçant de voitures dans sa jeunesse avant d'être éventuellement Dr. Dino.

Avant de me rendre ici, dans le cyber, j'imaginais que je n'allais jamais trouver Caryl Férey, ce serait un des ados lecteurs, qui aurait écrit "L'évangéliste" ... certes, j'étais trop fatigué ce matin pour me rendre compte que l'écriture comme écriture dépassait largément la moyenne de ce que ferait un ado, mais l'incompétence ès Évangélistes me mit sur cette piste. En occurrence, Caryl Férey est un auteur reconnu de polars, ce que je n'aurais pas deviné, j'imagine qu'il se documente mieux sur les dealeurs de héroine que sur les Évangélistes. Mais il est aussi Mélanchonniste, ce qui explique son niveau de préjugés aveugles et ignares.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. Alfonse Marie Liguori
2.VIII.2023

Sancti Alfonsi-Mariae de Ligorio, Fundatoris Congregationis a sanctissimo Redemptore nuncupatae, Episcopi sanctae Agathae Gothorum, Confessoris et Ecclesiae Doctoris, qui requievit in Domino pridie hujus diei.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Caryl_F%C3%A9rey

* Pardon, j'avais lu comme si Liam était une fille, je me suis rendu compte de l'erreur avant de finir ma rédaction, mais pas avant la ligne 8 ...

mercredi 28 juin 2023

J'aurais volontier pu lire le livre jusqu'au bout


Robin Hood: Jet-ski, marécage et contrebande (3)
Broché – 2 novembre 2022, de Robert Muchamore (Auteur)
https://www.amazon.fr/Jet-ski-mar%C3%A9cage-contrebande-MARECAGE-CONTREBANDE/dp/2203218231/


Des gens qui me prennent pour un nuisible ou pour quelqu'un "encore à éduquer" m'ont appris, depuis le premier confinément, que mes bagages risquent assez régulièrement d'être fouillés et mes choses en partie d'être volées. Je n'ai pas envie de decevoir la Bibliothèque pour le retour de ce livre, même si 12:90 € n'est pas une fortune.

Donc, je me suis arrêté après d'en lire le début.

J'apprends ici, qu'il y a encore avant ça les tomes 1 et 2 : Hacking, bracage et rébellion ; Piratage, paintball et zèbres ; et après un tôme 4, Drones, barrages et destruction.

Comme certains mots clef indiquent, genre "hacking" ou "paintball" ou "jet-ski" ou "drones" .... l'action ne se situe pas dans l'époque de Henri II ou de son fils Richard Cœur-de-Lion. C'est bien après 1950, at probablement après 2000 aussi - peut-être déjà après 2023.

Il s'agit d'une dystopie. Les technologies sont grosso modo modernes, les sociétés viennent de subir certaines fourberies à plus grande échelle que de nos jours.

Et Robin et Marion sont encore en tome 3 deux adolescents, et Marion prétend vouloir vomir quand Diogo les taquine de "fiancés" ou parce qu'il parle de leurs futurs triplets.

L'antinatalisme et le dégoût des jeunes mariages, trucs en train de détruire l'Occident comme aussi la Russie, sont donc encore en train d'attarder les mariages et de limiter les naissances, des indigènes. Notons, Guy Gisborne n'est pas le shérif de Nottingham, juste un mafieux associé à celle-ci - une Marjorie (donc anglaise) d'un nom de famille balkanique (donc marié à un homme issue de l'immigration). Ni l'un, ni l'autre de ces ultrafourbes (qui ont mi un adolescent artificiellement immaturisé par l'éducation moderne sur une liste de prix) est vraiment immigré. Et selon mes expériences, quand les immigrés se sont mêlés d'une mauvaise manière dans ma vie, ceux que je vois ont l'air d'être des sous-fifres. En partie, leur chefs pourraient se trouver en Arabie Séoudite, mais surtout, il y a des Européens à une culture trop nordique et trop clodophobe.

Entretemps, les cachettes du couple sont bien choisies. Robin est en train d'apprendre des trucs sur les barres quand on le voit en chapitre 5. Les chapitres 1 à 4 parlent d'une tentative échoué de le capturer. Un homme en meurt - par les guêpes. Marion semble en train de trier des médicaments pour aider un hôpital sans des ressources adéquates. Son petit frère était déguisé en Robin Hood, mais comme il n'a que 10 ans, le capturer est sans intérêt.

Hans Georg Lundahl
Paris
Veille de Sts Pierre et Paul
28.VI.2023

vendredi 28 octobre 2022

Rahan, encore - trimestriel n° 3


RAHAN - l'intégrale T. 22, pp. 63, 79 seq. · Rahan bi- / trimestriel 2 - comprend aussi Mbong ... · Rahan, encore - trimestriel n° 3

Relire Rahan revient à quelques occasions à devenir beaucoup davantage de la nostalgie gâchée par ce que j'avais appris après les lectures. Davantage que quoi? Davantage qu'avec C. S. Lewis.

Je viens d'acheter Rahan trimestriel, n° 3. Il y a dedans (comme dans le n° 2) des choses que je n'avais pas lu comme enfant. Mais pour certaines, j'aurais gobé davantage à l'époque, pas que les histoires seraient devenues illisibles, mais il y a des choses que j'ai compris sur le monde et qui m'incite à une certaine méfiance vis-à-vis ce que Chéret et Lecureux essaient de m'apprendre.

D'abord, je viens de me plaindre que Rahan peut traverses des grandes mers en radeau et parler sa langue avec ceux qui vivent aux nouvelles destinations, un peu comme dans l'Empire colonial de la France où le français servait entre le Maroc et Madagascar, avec une espace entre ce dernier et le Congo - ce qui me paraissait peu réaliste pour un continent dans lequel, prétendument, des hommes auraient vécu plusieurs dixaines de millennaires en des très petites groupes. L'aventure Le petit d'homme y rémédie. Les parents du bébé qu'il sauvent le considèrent comme kidnappeur et ne parlant pas sa langue, ne lui laissent pas l'occasion de se défendre. Là, par contre, s'il y avait eu des langues différentes assez longtemps, on y aurait inventé les cours de langues, les interprêtes bilingues et quoi encore - des choses qui ne sont nullement limitées à notre civilisation moderne, mais encore se pratiquent là où des groupes allophones les uns aux autres y compris dans les pays qu'on dit les "moins développés" bien que "développés différemment" aurait mieux convenu.

Loin de réalisme sur le plan linguistique donc.

Et là, on peut deviner les raisons. Si par exemple Europe d'il y a les prétendument 20 000 ans avait été peuplé des Cro-Magnons depuis encore 20 000 ans en arrière et contenu des résidus de Néanderthaliens qui y étaient depuis encore plus longtemps que ça - ce scénario évolutionniste qu'ont les auteurs de Rahan - soit Rahan n'aurait pas pu être un des hommes les plus souvent dépaysés, soit il aurait dû faire des cours de langues, chose que le format de la BD d'aventure n'aurait sans doute pas admis en répétitions.

Néanmoins, ça reste un beau moment qu'il aide un bébé à survivre. Moins beau, la mégère Lheita, mais ça c'est voulu.

Par contre, niais, ni beau ni voulu laide, mais niais, c'est la confrontation entre les chasseurs mâles de la même tribu que Lheita qui imaginent qu'un tire réussi sur une "bête-plate" soit une promesse des dieux de la chasse et Rahan, voltairien athée, qui les trouve tout juste utiles pour exercer l'adresse du tir en épieu ou en flêche.

Nous n'avons pas d'autobiographies de gens qui ont vécu ces temps, à moins de les trouver dans la Bible, en chapitres 9 à 11.

L'idée qu'on fit les images de bêtes pour superstitions plutôt que pour exercises de tir est une reconstruction. On aurait tout aussi bien pu avoir Rahan arriver avec ce genre de croyance superstitieuse et le clan l'aurait pu éclairer sur la vraie utilité des "bêtes-plates" ... ou, comme l'ont constaté des gens assis avec une lumière en flambeaux, avec des flammes un peu instables, on aurait pu regarder les images qui faisaient une cinéma en ombres et lumières variées, avec un effet hypnotique.

Mais, non, l'homme qui ne peut pas dire "image" pour une "bête-plate" est capable de formuler l'idée d'une "croyance" - et de l'appliquer uniquement à celles des autres, comme un athée du Grand Orient. Et comme ces gens là l'aiment, il est aussi celui qui invente les choses utiles.

De nos jours, les dernières deux siècles, le mot "science" a trois acceptations diverses, qu'il mélange et qui en soi ne veulent pas dire la même chose. Rahan les mélange quasi 20 000 ans en avance (selon cette chronologie des choses), à savoir ces acceptations ci:

  • 1) étude de la nature qui se concentre plus sur les forces et les maths que sur les essences et le surnaturel derrière ("s'il y a," comme diraient certains)
  • 2) les inventions utiles
  • 3) l'opposé de "la croyance" notamment métaphysique et religieuse.


Rahan s'oppose à la croyance, comme dans Ceux qui marchent débout, justement, il invente les choses utiles, il observe la nature de manière de faire une étude scientifique très rudimentaire, mais quand même telle. Sa figure est donc une icône de cette confusion entre trois choses qu'on peut vouloir dire avec le mot "science" ...

Et là, je sens que j'ai dépassé le stade d'ignorance sur l'histoire des idées quand ça pouvait me paraître encore un peu crédible.

Beaucoup moins mauvais, pas que les trois aventures de Rahan en soi, elles sont encore lisibles, dans le sens qu'on parle de "buvable" mais que les idéologèmes dedans, c'est Noah, les Mammouths ou la mort. J'avais une idée que l'on aurait voulu donner à Noé un modèle "moins mythique" (mais le Déluge n'est pas un mythe) dans la préhistoire. Non, ça reste une histoire de chasseurs de Mammouths, une histoire uniquement de chasse et de survie dans cet âge là (celui que les chercheurs non-créationnistes posent en 20 000 av. le prés.), et ce serait même possible que l'auteur ne saurait pas que "Noah" c'est l'hébraïque pour Noé. Il a pu faire allusion, sinon à Yannick Noah, alors à son père, dont la carrière de foot devrait déjà avoir commencé à l'époque que Rahan est sorti.

Pourquoi trouvé-je ceci assez génial? Parce que, l'époque que certains posent il y a 20 000 ans, je le pose (comme Kent Hovind) juste après le Déluge - la famille de Noé doit avoir fait un picnic avec façonnage d'outils de pierre dans la Grotte des fées, quand Arphaxad était petit. L'époque où on situe Rahan, ce serait donc à peu près mi-chemin entre le Déluge et la mort de Noé. Et dans cette époque un jeune chasseur a très bien pu avoir le Noé du Déluge comme éponyme, être nommé en son honneur. Et puisque Babel se trouve entre 350 et 401 après le Déluge, daté comme 9600 à 8600 avant Jésus-Christ, ce chasseur aurait encore prononcé Noé en hébreu,* donc Noah.

Hans Georg Lundahl
Paris
Sts Simon et Jude, Apôtres
28.X.2022

* Unité linguistique qui explique mieux que les prétendus 20 000 ans après l'arrivé sur le sol, que des marchandises, notamment en silex, aient pu être déplacées très loin de leurs endroits d'origine.

lundi 10 octobre 2022

À Partir de quand, l'imaginaire se paganise-t-il?


Facile. On a Percy Jackson, par Rick Riordan et Harry Potter. Un peu moins direct, mais quand même, Tolkien et C. S. Lewis.

Donc, malgré le fait d'être (ou selon certain complotistes de paraître commme) des Chrétiens, J. R. R. Tolkien et Lewis auraient préparé le chemin pour J. K. Rowling et Rick Riordan. Ils seraient coupables (ou à louer) pour la préférence païenne de gens trop spirituels pour être Athées, trop sceptiques pour être Chrétiens, trop peu disciplinés pour être Bouddhistes ou Musulmans.

Attendez ... Wonder Woman met en scène les dieux grecs depuis 1941. C'est le psychologue William Moulton Marston qui la créa.

Jack Kirby, Stan Lee, et Larry Lieber créent Thor en 1962.

Et si Captain Marvel et Mary Marvel ont leurs pouvoirs des divinités ... mélangées, en grand partie grecques ... ceci commence en 1939, avec l'écrivain Bill Parker et le dessinateur C. C. Beck.

Kenneth Grahame dans Le Vent dans les saules en 1908 et le curé anglican Henry S. Whitehead en 1929 en la novelette The People of Pan (sans traduction française) avaient mis en scène la divinité Pan.

Pour le paganisme irlandais, on avait déjà William Butler Yeats - qui avait paganisé l'imaginaire du jeune C. S. Lewis, avant la conversion de celui-ci au Christianisme. Yeats a aussi aidé à traduire des Oupanichades en anglais.

Pour un certain regard sur le paganisme grec, on avait déjà Shelley.

Non, que le paganisme comme élément de l'imaginaire de Tolkien et Lewis soit bon ou mauvais, il n'est pas à l'origine de l'imaginaire paganisé. Il est utilisé, par les deux, transformé en imaginaire, sinon primairement chrétien, au moins christianisé, et pour des buts de christianiser l'imaginaire.

J'avais hier le plaisir de lire un Wonder Woman où Arès s'était déguisé en Athéna ... et l'occasion de connaître cette histoire de William Moulton Marston. En connaissant les dates, je savais pertinnamment que les œuvres comme Seigneur des Anneaux ou Narnia étaient de plus tard. En connaissant les média, je sais aussi que, jusque dans ma jeunesse, des gens lisent davantage Wonder Woman que Narnia ou SdA.

Pour combattre l'apostasie au paganisme, vaudrait mieux reviser le côté intellectuel - le neglect de la philosophie chrétienne classique et du créationnisme scientifique.

Et non pas pointer le doigt aux Inklings.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. François Borgia
10.X.2022

30.IX Romae natalis sancti Francisci Borgiae, Sacerdotis et Confessoris; qui Praepositus Generalis fuit Societatis Jesu, ac vitae asperitate, orationis dono, abdicatis saeculi et recusatis Ecclesiae dignitatibus, vir memorabilis exstitit. Ipsius autem festum sexto Idus Octobris celebratur.

10.X Sancti Francisci Borgiae, Sacerdotis e Societate Jesu et Confessoris, cujus dies natalis pridie Kalendas Octobris recensetur.

lundi 18 juillet 2022

Je suis heureux d'avoir recommandé Prince Vaillant à un immigré


Hal Foster était Canadien (victoire de Canada au Hockey, 2010) · Quelle BD offrir à un garçon de neuf ans (s'il aime des BD)? · Je suis heureux d'avoir recommandé Prince Vaillant à un immigré

Pourquoi? Parce que la BD n'est pas raciste.

En certains cas, une BD finit après le décès du dessinateur-scénariste premier - comme Yoko Tsuno. En certains cas, elle est continuée par les héritiers, comme Johan et Pirlouit a récemment (?) eu des nouvelles albums par Thierry Culliford, fils de Peyó. Et en certains cas, elle est continuée par d'autres. Les auteurs de Prince Vaillant sont Hal Foster, bien-sûr, mais aussi John Cullen Murphy, son fils Cullen Murphy, une relation probable Mairead Murphy, et Gray Morrow, Wally Wood, Gary Gianni et maintenant Mark Schultz et Thomas Yeates.

Un nombre limité de planches est accessible sur un site, normalement la dernière planche, chaque dimanche, et le 10.VII il y a une conversation entre "Val" (bref pour "Valiant" - l'anglais pour "Vaillant") et Ambelu.

De quelle nation est Ambelu? Il y a une localité dont il est originaire (il est en visite chez le roi Artur, à Camelot) qui s'appelle Ab'saba. Ça sonne comme quoi?

Bien, il faudrait être meilleur africaniste que moi pour savoir exactement, mais il me semble que c'est en Afrique noire.

Et très loin de montrer une inimitié raciale entre les deux, il semble que leurs petits derniers, Nathan, petit-fils de Vaillant, Yewubar, fille cadette d'Ambelu, sont en train de s'enticher.

Et ça ne date pas que de Schultz et Yeates!

Sous Hal Foster en personne, le personnage Tillicum devenait la nourrice d'Arn (du fils de Vaillant, du père de Nathan) et elle le devenait parce que son tribu amérindienne prenait la reine Aleta (reine de son propre royaume tandis que Vaillant n'était que dauphin du sien) pour la déesse du soleil, et lui offrait Tillicum comme nourrice : elle le prenait tellement au sérieux que loin de rester aux Amériques quand Vaillant et Aleta retournent avec Arn en Norvège côtière / Thulé, elle les suit, comme vocation religieuse.

On peut dire que Vaillant est eurocentrique, que la BD est pro-chrétienne (mais pas écrite d'une conviction chrétienne évidente, je pourrais me tromper), qu'elle est nostalgique de l'Empire romain (on regrette l'assassinat d'Aëtius) et contre les Huns d'Attila, mais on ne peut pas du tout dire quelle soit suprématiste-blanche.

À part d'avoir approfondi mes convictions chrétiennes après, je suis assez largément un produit de la lecture de Prince Vaillant.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. Camille de Lellis
18.VII.2022

Sancti Camilli de Lellis, Presbyteri et Confessoris, Clericorum Regularium infirmis ministrantium Institutoris, caelestis hospitalium et infirmorum Patroni; cujus dies natalis pridie Idus Julii recolitur.

dimanche 10 juillet 2022

Quelle BD offrir à un garçon de neuf ans (s'il aime des BD)?


Hal Foster était Canadien (victoire de Canada au Hockey, 2010) · Quelle BD offrir à un garçon de neuf ans (s'il aime des BD)? · Je suis heureux d'avoir recommandé Prince Vaillant à un immigré

Une BD que j'aimais beaucoup à cet âge, d'un peu avant à beaucoup après, c'est Prince Vaillant par le Canadien vivant aux États-Unis qu'était Hal Foster.

Est-ce qu'elle existe en traduction française ? Oui :

Prince Vaillant (Hachette)
AVENTURE, HISTOIRE (4 volumes)
https://www.bedetheque.com/serie-5820-BD-Prince-Vaillant-Hachette.html


Il faut ajouter, la série en français est plus courte que celle en original américain ou en traduction suédoise - ah, il y a une autre série chez un autre éditeur aussi :

Prince Valiant (Futuropolis)
HISTOIRE (5 volumes)
https://www.bedetheque.com/serie-11070-BD-Prince-Valiant-Futuropolis.html


Voir aussi :
Foster, Hal
https://www.bedetheque.com/auteur-6225-BD-Foster-Hal.html